Tuerie de Newtown: Mike Huckabee explique la tuerie par l'absence de Dieu dans les écoles

ETATS-UNIS Selon l'ancien candidat à la présidentielle, les Etats-Unis traversent une crise «morale»...

P.B.

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L'ancien candidat à la présidentielle américaine Mike Huckabee, à Tampa, le 29 août 2012.
L'ancien candidat à la présidentielle américaine Mike Huckabee, à Tampa, le 29 août 2012. — C.NEIBERGALL/AP/SIPA

Pour Mike Huckabee, le problème n'est pas qu'un jeune homme avec un historique de troubles mentaux ait facilement eu accès à des armes semi-automatiques quasi-militaires. Non, l'ancien candidat a livré son explication, vendredi soir: «On se demande pourquoi il y a de la violence dans nos écoles mais nous avons systématiquement supprimé Dieu de nos écoles. Devrait-on s'étonner qu'elles deviennent le théâtre de carnages?».

Alors que les cadavres des 20 enfants gisaient encore sur le sol de l'école Sandy Hook, les propos d'Huckabee sont mal passés. «Dieu était là, Monsieur Huckabee. Son nom: Rachel Davino, Dawn Hochsprung, Anne Marie Murphy, Lauren Rouseau, Mary Sherlach, etVictoria Soto – les six femmes courageuses qui ont donné leur vie pour protéger les enfants», écrit le blogueur libéral Rob Shofield.

Dieu «chassé»

Au cours du week-end, l'ancien aumônier a développé sa pensée. «On oblige des boutiques de propriétaires chrétiens à renoncer à leurs valeurs (en retirant des crèches de Noël, ndr) sur les ordres d'un gouvernement qui force les assurances à couvrir la pilule du lendemain. On n'ose plus parler de péché, on abandonne le socle de notre morale, et on se demande ''Que faisait Dieu?''. Je réponds: ''On l'a chassé de notre culture et on s'étonne que notre société reflète ce que nous sommes devenus?''»

Lundi, Mike Huckabee a relativisé ses propos. «Je ne suggère pas que la tuerie n'aurait pas eu lieu si nous avions un retour des prières à l'école. Mais nous avons créé une atmosphère dans ce pays où le seul moment où l'on invoque le nom de Dieu est après une tragédie.»

Huckabee n'est pas le seul à invoquer la «crise morale et religieuse» après un drame. Lors de Katrina, le télévangéliste Pat Robertson avait expliqué que l'ouragan était une punition divine face au nombre grandissant d'avortements.