L'ex-président malgache Ravalomanana renonce à se présenter

Reuters

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L'ancien président malgache Marc Ravalomanana, déposé en 2009, ne briguera pas la magistrature suprême à l'élection présidentielle de mai prochain sur la Grande Ile, a annoncé ce mercredi la présidence tanzanienne en citant l'intéressé. Dans un communiqué, l'ex-chef de l'Etat, condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité pour la mort de manifestants par l'armée peu de temps avant sa chute, affirme avoir choisi de ne pas représenter pour sortir de l'impasse politique.

En septembre 2011, les principales formations politiques de cette île de l'océan Indien ont signé à Antananarivo une «feuille de route» de sortie de crise grâce à une médiation de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Ce texte confirmait le «tombeur» de Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina, comme «Président de la Transition» et autorisait son prédécesseur à revenir de son exil volontaire en Afrique du Sud.

La mise en oeuvre de cet accord a toutefois donné lieu à des différends en série, notamment sur la question de savoir si Marc Ravalomanana pouvait être arrêté à son retour. Dans le texte publié par la présidence tanzanienne à Dar-es-Salaam où vient de s'achever un sommet de la SADC, Marc Ravalomanana se dit prêt à rentrer au pays dans un esprit de paix et pour oeuvrer en vue de la reconstruction du pays.