Annan se heurte à la fermeté iranienne

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Ferme sur le nucléaire, l'Iran joue l'apaisement sur le Liban en recevant à Téhéran le secrétaire général de l'ONU. Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé une fois de plus hier à Kofi Annan qu'il refusait toute suspension de son enrichissement d'uranium avant des négociations sur son programme nucléaire. Téhéran considère une éventuelle suspension comme un des points de la négociation et non comme un préalable au dialogue. Une position qui pourrait lui valoir un vote de sanctions de la part du Conseil de sécurité des Nations unies.

Toutefois, Kofi Annan, comme les Européens, est favorable au maintien du dialogue avec les Iraniens. « Je ne crois pas que les sanctions soient la solution à tous les problèmes. Il y a des moments où un peu de patience produit beaucoup d'effets », avait-il déclaré au Monde avant son départ pour Téhéran.

Une patience d'autant plus nécessaire que l'Iran est partie prenante dans le dossier libanais par son appui au Hezbollah. Et sur le sujet, les Iraniens ont justement apporté leur « complet soutien » à la résolution 1701 qui a mis fin aux hostilités au Liban entre Israël et les forces du Hezbollah. Selon Kofi Annan, « Téhéran travaillera avec nous dans un effort collectif pour reconstruire » le pays.

Clémence Lemaistre

Kofi Annan a qualifié hier la shoah de « fait historique indéniable ». Le porte-parole de la diplomatie iranienne avait estimé que son ampleur était « très exagérée ».