Mali: L'Union africaine condamne le départ forcé du Premier ministre

Avec Reuters

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L'Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont condamné ce mercredi l'arrestation la veille par des militaires du Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra, qui a conduit à la démission du gouvernement de Bamako. Le Premier ministre déchu, remplacé par Django Cissoko, a été arrêté alors qu'il avait prévu de quitter le Mali pour la France.

Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l'UA, a «fermement condamné» la démission forcée de Cheick Modibo Diarra et demandé «la subordination complète de l'armée et des forces de sécurité au gouvernement civil». Le Conseil de sécurité de l'ONU, les Etats-Unis, la France et l'Union européenne ont déjà condamné l'arrestation et la démission du Premier ministre sortant.

Bakary Mariko, porte-parole des militaires qui ont participé au putsch fomenté le 22 mars par le capitaine Amadou Haya Sanogo, a justifié l'arrestation du Premier ministre en déclarant que ce dernier «ne travaillait plus dans l'intérêt du pays». La perspective d'une intervention internationale se précise lentement à l'ONU, dont le secrétaire général Ban Ki-moon a prudemment recommandé en novembre au Conseil de sécurité de donner son aval à l'envoi de 3.300 soldats originaires de pays ouest-africains sur proposition de l'UA.