Syrie: Les rebelles prennent une base de l'armée

Avec Reuters

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Des rebelles, parmi lequels des islamistes exclus du commandement unifié tout juste mis en place par les insurgés, ont pris le contrôle d'un centre de commandement de l'armée de Bachar al Assad dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, rapporte dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Cinq soldats gouvernementaux ont été capturés mais l'officier à la tête du centre de commandement du 111e régiment et la plupart de ses 140 hommes ont battu en retraite pour rejoindre une autre base de l'armée dans la région de Cheikh Souleimane, selon l'OSDH, une ONG basée à Londres et proche de l'opposition.
Des membres du groupe islamiste Djabhat al Nousra ont participé à l'attaque, alors que l'organisation ne fait pas partie du commandement unifié de 30 membres mis en place vendredi en Turquie par la rébellion, et dirigé par le général Selim Idris, transfuge de l'armée syrienne.
Malgré l'exclusion de groupes comme Djabhat al Nousra, les formations islamistes restent majoritaires au sein du commandement unifié, soutenu par les principales puissances occidentales et arabes.
Sur le terrain, les combats ont également continué autour de la capitale Damas, où les affrontements entre les insurgés et les forces fidèles au président Bachar al Assad ont entraîné cette semaine la fermeture de l'aéroport.
Des insurgés, qui ont baptisé cette bataille "Opération ouvrir la route vers Damas", ont mis en ligne dimanche une vidéo qui montre d'intenses fusillades et des explosions dans la campagne en périphérie de la capitale.
L'issue de ces combats paraît incertaine. La télévision d'Etat a diffusé des images de soldats gouvernementaux en train de pénétrer dans des quartiers de Deraya, un bastion rebelle.
"Nos forces ont détruit à Deraya certains repaires utilisés par (le réseau) al Qaïda pour entreposer des armes et d'autres outils criminels", a affirmé le commentaire, qui suit la ligne officielle du gouvernement selon qui les insurgés sont des "terroristes".
La chaîne iranienne publique al Alam a par ailleurs rapporté que les troupes pro-Assad avait libéré Majeed Adeli, attaché culturel de l'ambassade d'Iran à Damas, qui avait été enlevé par les rebelles.