Colombie: L'armée annonce la mort de 20 rebelles lors d'un raid contre les FARC

avec Sipa

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L'armée colombienne a annoncé lundi avoir tué au moins 20 membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) lors d'un raid aérien mené le week-end dernier contre des campements rebelles du sud-ouest du pays. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière contre les FARC depuis le mois de mars.

Le président colombien Juan Manuel Santos a refusé de respecter le cessez-le-feu, unilatéralement décrété par les rebelles lors de l'ouverture des pourparlers de paix avec le gouvernement, le 19 novembre à Cuba. L'un des dirigeants de la délégation des rebelles, Ivan Marquez, a déclaré que les FARC avaient décidé d'arrêter leurs opérations militaires et actes de sabotage jusqu'au 20 janvier.

Parmi les corps retrouvés, six ont été découverts après le bombardement mené dimanche matin à l'aube dans l'État de Narino, près de la frontière avec l'Équateur, a indiqué le général Leonardo Barrera, chef du commandement de l'armée dans le sud-ouest de la Colombie.

«Nous avons aussi découvert des chaînes avec lesquelles les FARC gardaient leurs prisonniers, qu'ils avaient probablement ramenés d'Équateur», a ajouté le général.

Le commandant régional de l'armée colombienne, le général Jorge Alberto Segura, a quant à lui précisé que le raid visait environ 60 rebelles répartis dans trois camps. Si le bilan du raid se confirme, il s'agira de l'offensive la plus meurtrière contre les FARC depuis la mort de 36 rebelles en mars lors du bombardement du camp de Vistahermosa, dans le sud-est de la Colombie.

Les FARC doivent répondre des otages disparus

Les pourparlers de paix entre les FARC et le gouvernement colombien ont débuté le 19 novembre à La Havane (Cuba) dans le but de mettre fin à un conflit qui dure depuis 50 ans.

Les deux négociateurs en chef, Ivan Marquez pour les FARC et Huberto de la Calle pour le gouvernement colombien, se sont déjà rencontrés à Oslo le mois dernier lors des réunions préparatoires.

Bogota a aussi imposé comme condition à la paix la participation des FARC à la lutte contre le commerce de la cocaïne, qui a servi à financer les activités du groupe rebelle. Les Colombiens veulent également que les FARC répondent du sort des dizaines d'otages qui ont disparu entre leurs mains et de celui des autres non-combattants qu'elles sont accusées d'avoir tués.