Israël: Les ambassadeurs en France et Grande-Bretagne convoqués par les gouvernements français et anglais

PROCHE-ORIENT Le quotidien «Haaretz» avait affirmé qu'un rappel de leurs ambassadeurs en Israël avait été envisagé...

B.D. et C.C. avec agences

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La colonie israélienne de Maale Adumim, près de Jérusalem, le 2 décembre 2012.
La colonie israélienne de Maale Adumim, près de Jérusalem, le 2 décembre 2012. — B.RATNER / REUTERS

La France a déclaré ce lundi qu'il existait d'autres moyens de protester contre la mise en chantier de nouveaux logements dans les colonies juives de Cisjordanie que le rappel de son ambassadeur, une hypothèse envisagée selon des médias.

Le quotidien Haaretz affirme sur son site internet, citant des sources diplomatiques européennes, que Paris et Londres pourraient rappeler pour la première fois leurs ambassadeurs. «Il y a d'autres moyens de manifester notre désapprobation», a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.

Les ambassadeurs israéliens convoqués

Les gouvernements français et britannique ont ainsi convoqué les ambassadeurs israéliens en poste dans leurs pays respectifs ce lundi. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a confirmé par téléphone à l'agence Associated Press que «l'ambassadeur d'Israël a bien été convoqué ce (lundi) matin au Quai d'Orsay pour marquer notre désapprobation», déjà exprimée samedi par le ministre Laurent Fabius.

Au lendemain de la reconnaissance implicite à l'ONU d'un Etat palestinien, Israël a confirmé vendredi l'existence de projets qui prévoient la construction de 3.000 logements en Cisjordanie, notamment dans un secteur baptisé E1 et jugé particulièrement sensible, entre Ma'aleh Adumim et Jérusalem. Ces projets auraient pour conséquence de couper la Cisjordanie en deux et d'hypothéquer davantage la continuité territoriale qu'espèrent les Palestiniens. Paris, qui a voté en faveur de l'initiative de l'Autorité autonome à l'ONU, et Londres, qui s'est abstenue, ont fermement condamné le projet samedi.

«Grande inquiétude» de la Russie

A la différence de la France et de la Grande-Bretagne, l'Allemagne s'est contentée lundi d'inviter Israël à s'abstenir de développer les implantations juives en Cisjordanie. La visite de Benyamin Netanyahou en Allemagne mercredi n'est pour l'instant pas remise en cause, a dit un porte-parole du gouvernement allemand.

La Russie a aussi exprimé lundi sa «plus grande inquiétude» face aux projets israéliens. Leur mise en oeuvre «aurait un effet très négatif sur les efforts destinés à une reprise des négociations directes tournées vers une solution à deux Etats», dit le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.