Le Premier ministre israélien admet des « échecs » au Liban

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« Nous n'avons pas toujours obtenu les résultats escomptés. Il y a eu des manquements, voire des échecs. » Cet aveu à propos de la guerre au Liban est une première dans la bouche du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert. Celui-ci, qui s'exprimait devant une conférence de maires à Haïfa, dans le nord d'Israël, a toutefois qualifié le bilan général de « positif ». Il a annoncé dans la foulée la création d'une commission d'enquête publique sur les ratés de la guerre, qui sera présidée par Yaakov Admoni – un ancien chef du Mossad – et devra « examiner la conduite du gouvernement » pendant le conflit, qui a duré trente-quatre jours. Il ne s'agit donc pas de la commission d'Etat que réclamaient les réservistes depuis deux semaines. Cette dernière est plus crédible, car ses membres sont nommés par le président de la Cour suprême, ce qui garantit son indépendance. Elle opère à la manière d'un tribunal, et ses recommandations sont de facto contraignantes. En choisissant un autre type de commission d'enquête, Olmert tente d'éviter une remise en cause politique de la guerre, susceptible de lui coûter son poste.

F. V.