Corée du Sud: Le bombardement de l'île Yeonpyeong par le Nord en 2010 commémoré

AFP
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La Corée du Sud a commémoré vendredi, malgré les menaces de la Corée du Nord, le bombardement en 2010 d'une île proche de la frontière maritime contestée par Pyongyang, l'incident de ce type le plus grave depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53).
La Corée du Sud a commémoré vendredi, malgré les menaces de la Corée du Nord, le bombardement en 2010 d'une île proche de la frontière maritime contestée par Pyongyang, l'incident de ce type le plus grave depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53). — Kim Jae-Hwan afp.com

La Corée du Sud a commémoré ce vendredi, malgré les menaces de la Corée du Nord, le bombardement en 2010 d'une île proche de la frontière maritime contestée par Pyongyang, l'incident de ce type le plus grave depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53).

Le 23 novembre 2010, l'artillerie nord-coréenne avait envoyé une pluie d'obus sur l'île de Yeonpyeong, un récif de 7 km2 en mer Jaune, causant la mort de deux civils et deux soldats sud-coréens. La Corée du Sud avait procédé à quelque 80 tirs de riposte, faisant craindre une escalade et le déclenchement d'un nouveau conflit sur la péninsule entre le Nord communiste soutenu par la Chine et le Sud allié des Etats-Unis qui y maintiennent 28.500 soldats.

Pyongyang a menacé jeudi de récidiver en cas de franchissement de la frontière par des troupes ou des munitions sud-coréennes au cours de manoeuvres prévues par Séoul ce vendredi autour de Yeonpyeong. Tout incident entraînerait «un deuxième désastre», a averti un porte-parole de l'armée nord-coréenne cité par l'agence officielle KCNA.

Opérations virtuelles

Le Sud, qui avait fait savoir que les exercices ne se feraient pas à balles réelles, a mené vendredi des opérations virtuelles sur et autour l'île impliquant l'artillerie, la marine et l'armée de l'air. A Séoul, le Premier ministre Kim Hwang-Sik a assisté à une cérémonie au Mémorial de guerre de la ville et dénoncé la «brutalité irresponsable» de Pyongyang.

Le régime nord-coréen avait cette semaine ironisé sur ces commémorations, regrettant de n'avoir pas coulé Yeonpyeong "au fond de la mer" il y a deux ans. Les autorités ont parallèlement organisé plusieurs cérémonies sur l'île, dont l'inauguration d'un musée comprenant des maisons éventrées par les obus. Désertée aussitôt après la confrontation, l'île a retrouvé depuis une activité plus importante à la faveur des efforts de reconstruction, sa population passant de 1.700 à 2.000 civils et le détachement militaire de 500 à 1.500 soldats.