L'Europe s'engage au Liban

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L'Europe s'est engagée à son tour. A l'instar de la France, qui comptera 2 000 soldats au sein de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban), plusieurs pays européens ont annoncé leur contribution. La Force internationale, chargée d'aider l'armée libanaise à se déployer dans le sud du pays, comptera un premier renfort de 6 500 ou 7 000 hommes. De quoi permettre à l'Europe de montrer sa crédibilité sur le plan international. La France prendra le commandement de la force jusqu'en février 2007, relayée ensuite par l'Italie.

Si l'arrivée rapide de renforts européens – d'ici à quelques jours – devrait pérenniser la trêve dans le sud du Liban entre Israël et le Hezbollah, des questions clés subsistent sur le contrôle des frontières avec les deux pays voisins, la Syrie et Israël. Le gouvernement libanais refuse que la Finul surveille sa région frontalière avec la Syrie, d'où proviennent – selon Israël – les armes utilisées par le Hezbollah. Damas refuse aussi un déploiement de casques bleus à sa porte. Il a menacé de riposter en fermant la frontière, étranglant ainsi le Liban, toujours soumis au blocus d'Israël. De son côté, l'Etat hébreu exige que ce soit la Finul qui surveille la contrebande d'armes, et en a fait la condition à la levée de son blocus. La résolution 1701 signée le 12 août « demande au gouvernement libanais de sécuriser ses frontières (...) de manière à empêcher l'entrée au Liban d'armes ou de matériel connexe et prie la Finul (...) de [lui] prêter assistance ». Cela devrait dominer les entretiens de Kofi Annan lors de sa visite aujourd'hui à Beyrouth.

F. V. (avec AFP)

Le profil de cette nouvelle Finul, qui comptera à terme 15 000 hommes, sera affiné lors d'une réunion des pays contributeurs aujourd'hui à New York.