Un accord de cessez-le-feu

Faustine Vincent

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L'Egypte a annoncé mercredi soir l'instauration d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Celle-ci impliquerait la fin des « assassinats », des « incursions » et devrait également faciliter les déplacements des Palestiniens. Présente sur place, Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat américaine, a remercié le président égyptien, Mohamed Morsi, pour son action en tant que médiateur et rendu hommage aux autorités du Caire qui ont fait preuve de « responsabilité et de leadership » dans cette crise.
Plus tôt dans la journée, au moment de l'attentat, la nouvelle de l'attentat dans un bus de Tel-Aviv avait été accueillie par des tirs de joie dans la bande de Gaza. Le porte-parole du Hamas, Abou Zuhri, n'a pas hésite à saluer l'attaque, « une réponse naturelle aux massacres israéliens (…) à Gaza ». Mais il ne l'a pas revendiquée. Selon le politologue Khattar Abou Diab, la trêve restait possible notamment parce que « ni les Palestiniens, ni les Israéliens, ni l'Egypte n'ont intérêt à une escalade générale ». « Si le Hamas réussit à calmer les ardeurs des groupes palestiniens les plus extrémistes, et si le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est prêt au compromis, une trêve est possible », soulignait-il. Dans la soirée, des sources israéliennes affirmaient que l'Etat hébreu avait accepté un cessez-le-feu, mais sans lever le blocus israélien à Gaza, ce qui était pourtant l'une des conditions du Hamas.