Gaza: Israël retarde la trêve, selon le Hamas

PROCHE-ORIENT La communauté internationale a intensifié ses efforts pour obtenir une trêve...

C.C. avec Sipa

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De la fumée s'élève du nord de la bande de Gaza après un bombardement israélien, le 20 novembre 2012.
De la fumée s'élève du nord de la bande de Gaza après un bombardement israélien, le 20 novembre 2012. — STRINGER / REUTERS

Les Nations unies, l'Egypte et les Etats-Unis intensifiaient leurs efforts au Caire ce mardi pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu rapide entre Israël et le Hamas, au septième jour de l'offensive israélienne «Pilier de Défense» dans la bande de Gaza. Si des propositions ont été faites à Israël, l'Etat hébreu n'a toujours pas répondu, et il faudra désormais attendre mercredi pour espérer un cessez-le-feu à Gaza, a déclaré mardi soir à Reuters un dirigeants du Hamas

Le président égyptien, Mohamed Morsi, a déclaré que l'«agression» israélienne contre Gaza prendrait fin le jour même. Plus prudent, un responsable du Hamas a annoncé que le Mouvement de la résistance islamique était proche d'un cessez-le-feu avec Israël.

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De son côté, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a assuré qu'Israël serait «un partenaire déterminé» dans un éventuel cessez-le-feu avec le Hamas. «Mais si les tirs se poursuivent, nous serons contraints de prendre des mesures plus larges, et nous n'hésiterons pas à le faire», a-t-il déclaré.

128 morts palestiniens et quatre israéliens

Cet accord mettrait fin à près d'une semaine de conflit entre l'Etat hébreu et le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, ayant provoqué la mort de 128 Palestiniens, dont au moins 54 civils, selon un bilan des services de santé à Gaza. Quelque 840 autres, dont 225 enfants, ont été blessés. Côté israélien, trois civils et un soldat ont été tués et des dizaines d'autres blessés par les tirs de roquettes du Hamas et de groupes islamistes alliés, d'après la police et l'armée.

Les affrontements se sont toutefois poursuivis ce mardi. Les Palestiniens ont continué à tirer des roquettes sur le sud d'Israël, tuant un soldat israélien, alors que deux journalistes travaillant pour la chaîne de télévision du Hamas, Al-Aqsa, ont été tués par une frappe israélienne. Un haut responsable du Hamas, Amin al Dada, a été tué par une autre frappe, selon Ashraf al-Kidra, un responsable des services de santé à Gaza.

Six «espions» exécutés en pleine rue à Gaza

A Gaza, où les habitants continuaient de procéder aux funérailles de victimes des bombardements, l'aviation israélienne a également détruit tôt ce mardi matin un autre symbole du pouvoir du Hamas, le siège d'une banque mise en place pour contourner les sanctions internationales contre le mouvement islamiste

Par ailleurs, des tireurs masqués ont tué par balle, en public, six collaborateurs présumés d'Israël sur un carrefour fréquenté de la ville de Gaza, ont rapporté des témoins, avant que l'aile militaire du Hamas revendique cette action. D'après les témoins, six hommes, tirés hors d'un camion, ont été contraints de s'allonger sur le ventre en pleine rue et tués par balle. Cinq corps ont été empilés devant une foule qui les a piétinés, puis leur a craché dessus. Un sixième corps a été attaché à une moto et traîné dans les rues. Pour réussir à identifier les cibles de ses attaques, Israël s'appuie sur un réseau d'informateurs locaux dans la bande de Gaza.