Les principales prises de position de la France sur le conflit au Liban

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Voici les principales prises de position de la France sur le conflit au Liban, avant l'intervention télévisée jeudi soir du président Jacques Chirac.

JUILLET
- 14: Chirac se demande s'il n'y a "pas une volonté de détruire le Liban" qualifiant de "disproportionnées" les "réactions actuelles" au Proche-Orient.
- 16: Chirac estime qu'il faut "arrêter toutes les forces qui mettent en cause la sécurité, la stabilité et la souveraineté du Liban" et appelle au "désarmement de toutes les milices" au Liban "dans les délais les plus brefs".
- 17: Le Premier ministre Dominique de Villepin annonce qu'il se rend à Beyrouth pour exprimer "le soutien de la France" au peuple libanais. Début des évacuations de ressortissants français du Liban (10.850 au total).
- 19: Chirac demande l'ouverture de "corridors humanitaires".
- 21-23: Tournée au Proche-Orient du ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy où il déclare que "la spirale de la violence ne peut mener qu'à une catastrophe".
- 26: Chirac propose la mise en place, après un accord entre Libanais et Israéliens, d'une force internationale qui garantirait les frontières "israélo-libanaise et syro-libanaise" et qualifie le régime syrien de "difficilement compatible avec la sécurité et la paix".
- 29: Douste-Blazy "regrette vivement" le refus israélien d'une trêve humanitaire.
- 30: La France fait circuler au Conseil de sécurité un projet de résolution demandant la cessation immédiate des hostilités.
- 31: Douste-Blazy affirme à Beyrouth qu'il n'y aura pas de déploiement d'une force de stabilisation sans accord politique de toutes les parties.

AOUT
- 5: Français et Américains trouvent un accord sur le projet de résolution. Rejet du Liban qui demande des amendements.
- 9 : Chirac fait état d'une "réserve" américaine au projet de résolution et met en garde contre une renonciation "à un cessez-le-feu immédiat" qui serait "la plus immorale des solutions".
- 11: Adoption du projet de résolution franco-américain.
- 12: Chirac assure que la France participera au renforcement de la Force internationale de l'Onu au Liban (Finul). Le 15, Douste-Blazy se rend à Beyrouth pour discuter notamment des "conditions de déploiement".
- 16: Douste-Blazy appelle Israël à lever le blocus imposé au Liban et le Hezbollah à libérer "sans condition" les deux soldats israéliens capturés le 12 juillet.
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, affirme que la France serait prête à assurer le "commandement" de la Finul jusqu'en février.
- 17: La France annonce l'envoi de 200 soldats en renfort d'urgence pour la Finul, 50 partent le 19 et 150 autres le 20. Paris salue le début du déploiement de l'armée libanaise dans le sud Liban et "le retrait entrepris sans délai par l'armée israélienne".
- 19: Chirac souhaite un "indispensable équilibre de la répartition des contingents" de la Finul.
- 20: La France appelle les pays européens à la "solidarité", prônant la tenue d'une réunion "clarifiant" leurs contributions à la Finul. Date est prise pour le 25 à Bruxelles.
- 23: La France souhaite "aller plus loin dès lors que les conditions sont réunies", affirme Villepin.
- 24: Chirac annonce que la France déploiera au total 2.000 soldats au sud Liban pour renforcer la Finul et qu'elle est prête à continuer à assumer le commandement de la force de l'Onu.