L'armée israélienne riposte une nouvelle fois après des tirs syriens sur le plateau du Golan

PROCHE-ORIENT Un obus syrien s'est de nouveau abattu ce lundi en territoire israélien. Il est tombé dans une zone inhabitée, et n'a fait ni victime ni dégât...

B.D. avec Reuters
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Des soldats israéliens se tiennent près d'un tank, sur la ligne de cessez-le-feu entre Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan occupé, le 7 novembre 2012. 
Des soldats israéliens se tiennent près d'un tank, sur la ligne de cessez-le-feu entre Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan occupé, le 7 novembre 2012.  — REUTERS/Baz Ratner

Pour la deuxième fois en deux jours, l'armée israélienne a tiré ce lundi en  direction de la Syrie après qu'un obus s'est abattu sur le plateau du Golan  occupé, a annoncé un porte-parole militaire. Tsahal a «tiré vers la source du tir en Syrie», a-t-il précisé. Les chars israéliens ont touché leurs cibles en Syrie, annonce Tsahal dans un  communiqué. L'obus  syrien, qui s'est abattu dans une zone inhabitée, n'a fait ni victime ni dégât.      La veille, l'armée israélienne n'avait procédé qu'à des «tirs de sommation» après un incident similaire.

Dimanche, l'armée israélienne avait déjà procédé à un tir de sommation en  direction de la Syrie, après qu'un  obus tiré depuis la Syrie est tombé sur un poste militaire  du plateau du  Golan, conquis par Israël lors de la guerre israélo-arabe  de 1967. Il  s'agissait d'une  première depuis 1973. C'était aussi la première fois  qu'Israël  procède à un tir sur la Syrie depuis le début du conflit dans  ce pays. La radio publique israélienne a précisé que les soldats  avaient tiré vers un secteur proche d'une position de l'armée syrienne.

Les «tirs émanant de Syrie en direction d'Israël ne seront   pas tolérés»

Le  porte-parole de  l'armée israélienne, le colonel Avital Leibovich, avait alors expliqué: «Nous comprenons qu'il  s'agissait d'une erreur et qu'Israël n'était pas visé  et c'est pourquoi  nous avons tiré un tir de sommation en  représailles.» Il avait ajouté qu'une plainte avait été déposée  par  le biais des forces des Nations unies présentes dans la région,   prévenant que les «tirs émanant de Syrie en direction d'Israël ne seront   pas tolérés» et que la réplique sera «sévère».

Plusieurs  obus de mortier sont tombés sur le Golan depuis le début  de la guerre  civile en Syrie. L'un d'eux a touché une colonie  israélienne mais n'a pas  explosé. Plus tôt, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, avait réaffirmé  qu'Israël riposterait en cas de tirs syriens sur le Golan.

Les deux  pays, des ennemis qui ont combattu plusieurs guerres,  partagent une  frontière relativement calme depuis le cessez-le-feu de  1974. Mais  Israël craint que la guerre civile en Syrie ne se propage  dans le Golan, dont uen partie est occupée par l'état hébreu depuis la  guerre des Six-Jours en 1967. Israël craint aussi un scénario semblable à  celui de la région  du Sinaï en Egypte, que les activistes islamistes  utilisent désormais  comme base pour préparer des attaques contre le sud  de l'Etat hébreu.

Depuis un accord conclu entre les deux pays en 1974, 1.200  membres   non armés de la Force des Nations unies chargée d'observer le    dégagement (FNUOD) patrouillent dans la zone de séparation, d'une    largeur de 3 à 6 km.