Syrie: L'ONU «très inquiète» des difficultés du CICR sur place

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La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, a qualifié vendredi de "très inquiétante" l'admission par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) qu'il ne parvenait plus à faire face à l'aggravation de la crise humanitaire en Syrie.
La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, a qualifié vendredi de "très inquiétante" l'admission par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) qu'il ne parvenait plus à faire face à l'aggravation de la crise humanitaire en Syrie. — Sonny Tumbelaka afp.com

La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a qualifié ce vendredi de «très inquiétante» l'admission par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) qu'il ne parvenait plus à faire face à l'aggravation de la crise humanitaire en Syrie.

«C'est toute l'importance du CICR: ils arrivent toujours à rejoindre les populations, sauf si cela leur est réellement impossible. Cette déclaration est donc très inquiétante», a déclaré Navi Pillay dans une interview à l'AFP, en référence à une déclaration du président du CICR, Peter Maurer. «Nous ne pouvons pas développer nos opérations suffisamment vite face à l'aggravation de la situation humanitaire en Syrie», a dit jeudi Peter Maurer. «Il y a beaucoup de points blancs où aucune aide ne parvient, nous ne savons pas quelle est la situation ni combien de personnes sont concernées», avait-il ajouté.

Navi Pillay a qualifié de «très significatif le fait que le CICR se soit dit incapable de mettre en oeuvre ces principales missions». La Haut commissaire a par ailleurs critiqué «l'échec» du Conseil de sécurité de l'ONU à mettre un terme à la crise en Syrie. «L'échec à venir en aide aux populations victimes est rendu évident par les faits survenus depuis plus de 18 mois et par les milliers et milliers de personnes tuées en Syrie», a-t-elle indiqué en marge du Forum de Bali sur la démocratie, qui s'est achevé vendredi sur l'île indonésienne. «J'appelle le Conseil de sécurité à suivre les conventions qu'il a lui-même adoptées, les normes qu'il a établies, c'est-à-dire assurer la paix et la sécurité dans le monde», a-t-elle ajouté.