Cannabis: Le maire d'Amsterdam laisse les portes des coffee-shops ouvertes aux touristes

DROGUE La «carte cannabis» a du plomb dans l'aile...

Julien Ménielle

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Des joints dans un coffee-shop de Bergen, aux Pays-Bas.
Des joints dans un coffee-shop de Bergen, aux Pays-Bas. — REUTERS/Jerry Lampen

Un appel du pied au peuple de l’herbe. C’est en substance le message lancé jeudi par le maire d’Amsterdam. Eberhard van der Laan a en effet annoncé à la presse néerlandaise qu’il renonçait à fermer les portes des célèbres coffee-shops (cafés dans lesquels on peut acheter et consommer du cannabis, ndlr) aux touristes.

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Le dispositif de la fameuse «carte cannabis» prévoyait en effet que seuls les résidants des villes dans lesquelles les coffee-shops sont installés y aient accès. Une limitation censée lutter contre les nuisances liées au «tourisme de la drogue» déjà en vigueur à Maastricht, et qui devait être étendue au reste du pays à compter du 1er janvier.

Mais lundi, le gouvernement a décidé de laisser à chaque commune le choix d’appliquer ou non le principe de la «carte cannabis». Eberhard van der Laan a vite fait part de sa décision, soucieux d’épargner les petits commerçants mais pas seulement. Le maire d’Amsterdam, s’appuyant sur l’exemple de Maastricht, a affirmé que la fermeture des échoppes aux touristes profitait aux dealers de rue. Et aux ennuis qui vont avec.