Scandale du Libor: Neuf banques supplémentaires assignées à comparaître aux Etats-Unis

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Société Générale a vu son bénéfice net être divisé par trois en 2012, en raison d'importants éléments exceptionnels, mais prépare une nouvelle étape de son plan stratégique après avoir atteint tous les objectifs qu'elle s'était fixés l'an passé.
Société Générale a vu son bénéfice net être divisé par trois en 2012, en raison d'importants éléments exceptionnels, mais prépare une nouvelle étape de son plan stratégique après avoir atteint tous les objectifs qu'elle s'était fixés l'an passé. — Loic Venance afp.com

Les Etats de New York et du Connecticut ont assigné neuf grandes banques supplémentaires à comparaître dans l'affaire des manipulations du Libor, dont la Société Générale, a rapporté jeudi le Wall Street Journal.

Ces citations à comparaître ont été signifiées en août et septembre à l'américaine Bank of America, les japonaises Norinchukin et Bank of Tokyo Mitsubishi, Credit Suisse, la britannique Lloyds, la néerlandaise Rabobank, Royal Bank of Canada, Société Générale et l'allemande West LB, a précisé le quotidien des affaires américain, citant des sources prochs du dossier. Ces nouvelles citations portent à 16 le nombre de banques inquiétées dans ce scandale qui a décapité la britannique Barclays et entâché l'image de la City de Londres.

Enquêtes dans plusieurs pays

Les américaines JPMorgan et Citigroup, les britanniques Barclays, HSBC et RBS, la suisse UBS et l'allemande Deutsche Bank figuraient parmi les premières banques assignées cet été à comparaître par les ministres de la Justice des deux Etats américains. Le Libor, taux interbancaire de référence, est fixé sur la base de taux communiqués par un panel de banques internationales dont font partie ces sept banques mentionnées. Il influence un grand nombre de produits financiers grand public comme les prêts étudiants.

Le scandale du Libor a éclaté fin juin, lorsque Barclays a révélé qu'elle allait payer environ 360 millions d'euros pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain sur la manipulation du Libor et de l'Euribor, son équivalent européen. Cette affaire, qui a notamment entraîné la démission du président et du directeur général de Barclays, a rattrapé d'autres grandes banques alors que des enquêtes ont été ouvertes dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis.