Liban: Les obsèques de Hassan marquées par la violence à Beyrouth

LIBAN Après les funérailles du général Wissam al Hassan, tué vendredi dans un attentat...

Reuters
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Des milliers de personnes se sont rassemblées place des Martyrs  le 21 octobre 2012 pour assister aux obsèques  du général Wissam al Hassan.
Des milliers de personnes se sont rassemblées place des Martyrs le 21 octobre 2012 pour assister aux obsèques du général Wissam al Hassan. — Hussein Malla/AP/SIPA

Les forces de l'ordre ont tiré en l'air pour disperser des manifestants dimanche à Beyrouth après les funérailles du général Wissam al Hassan, le chef des services de renseignement des Forces de sécurité intérieure libanaises tué vendredi dans un attentat.

Des milliers de personnes qui s'étaient rassemblées place des Martyrs pour assister à ses obsèques ont demandé la démission du Premier ministre libanais Nadjib Mikati et accusé la Syrie d'être impliquée dans l'assassinat du général. Le général Wissam al Hassan, qui était un proche de l'ancien Premier ministre sunnite Rafic Hariri, assassiné en 2005, et de son fils Saad, a été tué vendredi avec sept autres personnes dans un attentat à la voiture piégée. Il avait mis au jour en août un complot impliquant un ancien ministre libanais et deux responsables militaires syriens pour déstabiliser le Liban. Plusieurs responsables politiques libanais ont attribué au gouvernement syrien et au président Bachar al Assad la paternité de son assassinat.

Appel au calme

Les forces de l'ordre ont effectué des tirs de sommation pour disperser des manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le siège du gouvernement libanais à l'issue de la cérémonie funéraire. Selon des témoins, deux manifestants ont perdu connaissance, asphyxiés par les grenades lacrymogènes lancées par les forces de l'ordre. Les manifestants avaient forcé quelques minutes auparavant un premier barrage de sécurité.

Le chef de l'opposition, Saad Hariri, a lancé un appel au calme et a demandé à ses partisans de rentrer chez eux. «Nous voulons la paix, le gouvernement doit tomber mais nous voulons que cela se produise de manière pacifique. Je demande à tous ceux qui sont dans les rues de se retirer», a-t-il dit à la télévision.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a jugé dimanche «probable» une implication de Damas dans l'attaque perpétrée vendredi.
De son côté, Samir Geagea, leader politique chrétien opposé à Bachar al Assad, a souhaité la suspension de tous les accords militaires et de sécurité avec la Syrie et l'expulsion de l'ambassadeur syrien à Beyrouth.