Marée noire au Liban : aide internationale

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Les agences de l'ONU pour l'Environnement ont décidé d'agir d'urgence pour faire face à la marée noire en Méditerranée orientale provoquée par l'aviation israélienne au Liban, lors d'une réunion jeudi au Pirée, le port d'Athènes.
Les agences de l'ONU pour l'Environnement ont décidé d'agir d'urgence pour faire face à la marée noire en Méditerranée orientale provoquée par l'aviation israélienne au Liban, lors d'une réunion jeudi au Pirée, le port d'Athènes. — Ramzi Haidar AFP/Archives

Dommage collatéral de la guerre, 10.000 à 15.000 tonnes de pétrole noircissent les côtes libanaises depuis le bombardement par Tsahal des cuves de la centrale électrique de Jiyé, à 30 kms au sud de Beyrouth, les 14 et 15 juillet derniers. Une catastrophe que soulignait déjà notre correspondant au Liban au début du mois d’août. Depuis, la communauté internationale a entendu l’appel au secours du Liban. Jeudi 17 août, des experts internationaux et des ministres de Méditerranée orientale, inquiets des retombées d’une telle marée noire, se sont réunis au Pirée, le port d’Athènes, à l’initiative de l’ONU. Un « plan d’action d’assistance internationale » a été adopté, avec trois objectifs principaux : fournir une aide immédiate aux autorités libanaises, évaluer les équipements et le personnel nécessaire pour le nettoyage et mobiliser les contributeurs. Des mesures évaluées à 50 millions d’euros, au minimum. L’Opec (Organisation des pays producteurs de pétrole) a fait savoir qu’elle contribuerait à ce coût à hauteur de 200.000 dollars tandis que la Comission européenne examine un don de 10 millions d’euros. La France prévoit quant à elle une aide humaine et matérielle (voir l’interview de Nelly Olin, ministre de l’Ecologie). Selon le Centre de documentation et de recherches sur les pollutions des eaux (Cedre), cette marée noire ne devrait pas s’étendre aux delà des côtes libanaises et syriennes. Néanmoins, l’heure est à l’urgence et l’envoi des premiers hommes devrait ce faire ces prochains jours.

Sandrine Cochard (avec AFP)