Greffe du visage: Les progrès spectaculaires de Richard Norris, défiguré par un coup de feu

SANTÉ ept mois après son opération, l'Américain ose sortir se mêler à la foule après des années de vie recluse...

Julien Ménielle

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Richard Norris, avant et après son accident en 1997, puis après sa greffe du visage en 2012.
Richard Norris, avant et après son accident en 1997, puis après sa greffe du visage en 2012. — UNIVERSITY OF MARYLAND / AFP

«Je peux désormais marcher au milieu des gens sans que personne  ne me regarde avec insistance.» C’est peut-être un détail pour vous, mais pour Richard Norris, ça veut dire beaucoup. Car si cet Américain de 37 ans apprécie tant de ne plus être dévisagé, c’est qu’il a vécu caché derrière un masque une partie de sa vie après après avoir été défiguré par un coup de feu. Sept mois après une greffe du visage, il n’a plus besoin de se cacher.

«Richard dépasse toutes mes espérances», a commenté Eduardo D. Rodriguez, professeur de chirurgie à l’Université du Maryland, qui a dirigé l’intervention. Un résultat spectaculaire dont le crédit ne revient pas qu’à la science. Richard Norris a en effet passé «un nombre incalculable d’heures à travailler sa diction et à renforcer ses nouveaux muscles faciaux», a affirmé le médecin.

Richard Norris a retrouvé un sourire

Richard Norris s’est tiré accidentellement un coup de feu dans le visage en 1997, et a dû attendre longtemps sa greffe. «Les quinze dernières années, j’ai vécu comme un reclus, caché derrière un masque chirurgical et faisant mes courses la nuit quand il y a moins de monde», a-t-il raconté.

Aujourd’hui, Richard Norris goûte à des plaisirs simples de la vie, comme pêcher ou jouer au golf, mais l’homme n’est pas au bout de ses efforts. La mobilité de la partie droite de son visage est proche des 80%, selon ses médecins, mais celle de la moitié gauche n’atteint que 40%. Il arrive cependant déjà à sourire.