L'Uruguay devient le troisième pays de la région à légaliser l'avortement

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Le Sénat uruguayen a approuvé mercredi un projet de loi légalisant l'avortement jusqu'à 12 semaines de gestation, sous certaines conditions, faisant de ce pays le troisième de la région à adopter une telle mesure, après Cuba en 1965 et le Guyana en 1995.
Le Sénat uruguayen a approuvé mercredi un projet de loi légalisant l'avortement jusqu'à 12 semaines de gestation, sous certaines conditions, faisant de ce pays le troisième de la région à adopter une telle mesure, après Cuba en 1965 et le Guyana en 1995. — Miguel Rojo afp.com

Le Sénat uruguayen a approuvé mercredi un projet de loi légalisant l'avortement jusqu'à 12 semaines de gestation, sous certaines conditions, faisant de ce pays le troisième de la région à adopter une telle mesure, après Cuba en 1965 et le Guyana en 1995.

Le texte a été voté par 17 sénateurs sur 31, dont les 16 représentants du Frente Amplio (gauche, au pouvoir) et un élu de l'opposition. Les députés avaient déjà adopté ce texte dans la nuit du 25 au 26 septembre. De son côté, le président José Mujica a indiqué qu'il ne s'opposerait pas à la promulgation de la loi, qui devra intervenir dans les 10 jours ouvrables suivant le vote.

Le parlement uruguayen a ainsi mis un terme à plusieurs décennies de débats. Une dizaine de projets de loi ont été rejetés ou non promulgués depuis 1978. «C'est un jour historique pour l'Uruguay», a réagi la sénatrice du parti au pouvoir Constanza Moreira, appelant à faire campagne pour que les Uruguayennes connaissent ce nouveau droit. Hormis Cuba et le Guyana, aucun autre pays de la région Amérique du Sud/Caraïbes n'autorise l'avortement sur simple décision de la mère, hors circonstances particulières comme le viol. Cette pratique est toutefois permise dans le District fédéral de Mexico et à Porto Rico.