Les accusés du 11-Septembre devant la justice militaire à Guantanamo

avec AFP

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Les accusés du 11-Septembre ont comparu lundi devant la justice militaire d'exception à Guantanamo, qui doit déterminer si le secret qui plane sur leurs déclarations, portant notamment sur les tortures qu'ils disent avoir subies, doit être levé.
Les accusés du 11-Septembre ont comparu lundi devant la justice militaire d'exception à Guantanamo, qui doit déterminer si le secret qui plane sur leurs déclarations, portant notamment sur les tortures qu'ils disent avoir subies, doit être levé. — Janet Hamlin afp.com

Les accusés du 11-Septembre ont comparu ce lundi devant la justice militaire d'exception à Guantanamo, qui doit déterminer si le secret qui plane sur leurs déclarations, portant notamment sur les tortures qu'ils disent avoir subies, doit être levé.

Le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed, alias KSM, qui a revendiqué «de A à Z» les attaques de 2001, est apparu un turban blanc sur la tête, lisant de temps à autre un journal, en caressant son épaisse barbe teinte au henné.

Assis à distance les uns des autres, ses co-accusés, les Yéménites Walid Ben Attach et Ramzi ben al-Chaïba, le Saoudien Moustapha al-Houssaoui et le Pakistanais Ammar al-Baluchi, un neveu de KSM, étaient tous vêtus de tuniques traditionnelles et coiffés de turbans ou de coiffes blanches.

Insalubrité des bureaux de la défense

Après une tentative avortée de les juger en 2008, KSM et ses acolytes, qui encourent la peine de mort pour le meurtre de 2.976 personnes le 11 septembre 2001, ont été formellement mis en accusation en mai lors d'une audience de treize heures au cours de laquelle ils ont défié la justice militaire par leur mutisme et leurs prières.

Les cinq hommes, considérés comme des détenus «de grande valeur» à Guantanamo, avaient refusé de porter un casque de traduction simultanée. C'est donc avec son interprète à ses côtés que le Saoudien Houssaoui a accepté de répondre aux questions du juge James Pohl, au début de l'audience. Barbe noire et lunettes, le Saoudien s'est contenté, après avoir invoqué «le nom d'Allah», de donner celui de l'avocat civil dont il voulait désormais s'entourer.

Cette nouvelle audience vise à préparer le procès qui ne devrait pas se tenir avant un an. Initialement programmée en juin, elle avait déjà été retardée à plusieurs reprises et la semaine dernière, James Pohl a refusé de la reporter à nouveau à la demande des avocats qui dénoncent la présence de rats, de moisissure et d'excréments de rongeurs dans les bureaux dans lesquels ils s'entretiennent avec leurs clients.