Egypte: Le procureur est finalement maintenu

avec AFP

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Le procureur général égyptien Abdel Meguid Mahmoud a été maintenu samedi à son poste, à l'issue d'une rencontre avec le président Mohamed Morsi qui avait tenté de le limoger deux jours auparavant, provoquant une nouvelle crise en Egypte.
Le procureur général égyptien Abdel Meguid Mahmoud a été maintenu samedi à son poste, à l'issue d'une rencontre avec le président Mohamed Morsi qui avait tenté de le limoger deux jours auparavant, provoquant une nouvelle crise en Egypte. — Ho afp.com

Le procureur général égyptien Abdel Meguid Mahmoud a été maintenu samedi à son poste, à l'issue d'une rencontre avec le président Mohamed Morsi qui avait tenté de le limoger deux jours auparavant, provoquant une nouvelle crise en Egypte.

Le chef d'Etat a démis jeudi Abdel Mahmoud, le nommant ambassadeur au Vatican, une décision qui avait ravivé les tensions entre les juges nommés sous le régime du président déchu Hosni Moubarak et Mohamed Morsi, qui a tenté en vain de rétablir le Parlement dominé par les islamistes mais dissous par décision de justice.

«Un malentendu»

Aussitôt après l'annonce de son limogeage, le procureur général avait déclaré qu'il restait à son poste, affirmant que «selon la loi, un membre du corps judiciaire ne peut pas être démis par le pouvoir exécutif». Samedi, il a affirmé à la presse avoir rencontré le président Morsi, à l'initiative de ce dernier, ainsi que le vice-président Mahmoud Mekki, «et nous avons convenu que je restais à mon poste puisque je le souhaitais».

De son côté, Mekki a évoqué lors d'une conférence de presse «un malentendu», «la présidence avait été informée que le procureur avait accepté de quitter son poste, c'est pour cela qu'il a été nommé ambassadeur au Vatican». «L'indépendance du pouvoir judiciaire est un objectif essentiel» pour la présidence, a-t-il assuré accusant certaines forces politiques qu'il n'a pas identifiées de «chercher à entraîner le pouvoir judiciaire dans la bataille politique».

Vendredi, le procureur général avait affirmé dans un communiqué avoir reçu des «menaces directes et indirectes» de hauts responsables le poussant à accepter son limogeage.