Les GI en gendarmes irakiens

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Leur mission : rétablir la sécurité dans un pays en proie à l’anarchie. Une mission qui devrait s’avérer longue et difficile pour les militaires américains, dont la plupart n’ont pas plus de 20 ans. Les responsables militaires américains assurent en effet que des forces restées fidèles au régime déchu sont prêtes à livrer des opérations de guérilla contre un futur gouvernement proaméricain à Bagdad. Si ces informations sont vraies, restaurer la paix dans un environnement où distinguer les amis des ennemis est difficile sera une tâche ardue. « Devrais-je tirer ou pas ? C’est la chose à laquelle nous ne voulons pas penser », avouait ainsi, hier, Dennis Hernandez, 19 ans, membre de la 4e division d’infanterie. Cette dernière, forte de 30 000 hommes, est en train de traverser le désert koweïtien et devrait pénétrer en territoire irakien, dans les prochains jours. A Bagdad, les premières mesures pour tenter de reconstruire un pays ravagé par la guerre ont déjà été prises. Un couvre-feu, plus ou moins strict, a notamment été instauré. Hier, le corps des marines a officiellement annoncé l’établissement d’un centre d’opération militaro-civil, destiné à permettre aux Irakiens de retrouver une vie normale. Ce centre aura quatre domaines d’interventions : l’eau, l’électricité, le maintien de l’ordre et les services médicaux. Les marines ont déjà rencontré des chefs d’entreprises industrielles, des cadres et des ingénieurs pour tenter de faire fonctionner à nouveau les services publics de la ville. Avec AFP

visite Tommy Franks, le commandant des opérations militaires en Irak, était à Bagdad, hier, a annoncé l’armée américaine. Il a rencontré les hommes sur le terrain.