Après le 11/09, l'UE a harmonisé les contrôles dans ses aéroports

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L'Union européenne a adopté après les attentats du 11 septembre 2001 des règles communes pour renforcer la sécurité de ses aéroports, qui n'empêchent pas ses Etats membres de prendre des mesures plus draconiennes comme l'a fait Londres après la découverte d'un complot terroriste présumé.
Ces règles, adoptées à partir de fin 2002, portent sur le contrôle systématique des passagers, de leurs bagages, mais aussi sur le contrôle du fret, du courrier, du personnel naviguant ou au sol, ou encore sur l'accès aux zones sensibles dans les aéroports et la qualité du matériel de surveillance.
Pour éviter l'introduction à bord d'articles interdits, les passagers doivent être soumis à un "filtrage". Et les portiques de "détection des masses métalliques" doivent être "étalonnés avec une précision suffisante pour permettre raisonnablement la détection des petits objets".
Les personnes travaillant dans les zones sensibles doivent aussi par exemple être soumis à une "vérification d'antécédents portant sur une période minimale de cinq ans". Et suivrent "régulièrement une formation en matière de sûreté aérienne".
"La législation stipule clairement qu'un Etat membre peut aller plus loin en cas d'urgence", notamment sur la base d'informations des services de renseignements, comme "c'est clairement le cas" à Londres, a souligné jeudi Stefaan De Rynck, porte-parole du commissaire européen aux Transports Jacques Barrot.
Jeudi, à la suite de la découverte d'un complot terroriste présumé, le Royaume-Uni a limité au minimum les bagages à main dans les avions au départ de son territoire. Tout matériel électrique et électronique, comme les téléphones portables, les appareils de photo et caméras numériques, les ordinateurs et les lecteurs MP3, doit désormais être enregistré en soute.
La législation communautaire permet aussi à la Commission européenne de mener des inspections dans les aéroports des Etats membres. Les appareils sont par exemple testés "pour voir s'ils détectent bien les objets", explique Stefaan De Rynck. "En cas de défaillance, ce qui est parfois le cas, on envoie un rapport confidentiel aux Etats membres", poursuit-il.
Le premier rapport de la Commission, publié en septembre 2005, se félicitait d'une plus grande sécurité dans les aéroports de l'UE, tout en reconnaissant qu'il y avait encore de la "marge pour des améliorations", par exemple sur la mise aux normes des appareils de détection.