Syrie: Un attentat à Alep fait au moins 40 morts

MONDE Les victimes sont en majorité des militaires...

avec AFP

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Au moins 27 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées mercredi dans l'explosion de trois voitures piégées en plein coeur d'Alep, la grande ville du nord de la Syrie que se disputent depuis plus de deux mois rebelles et forces gouvernementales.
Au moins 27 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées mercredi dans l'explosion de trois voitures piégées en plein coeur d'Alep, la grande ville du nord de la Syrie que se disputent depuis plus de deux mois rebelles et forces gouvernementales. — afp.com

Au moins 40 personnes ont été tuées et 90 autres blessées ce mercredi dans l'explosion de trois voitures piégées en plein coeur d'Alep, la grande ville du nord de la Syrie que se disputent depuis plus de deux mois rebelles et forces gouvernementales.

«Le bilan pourrait s'alourdir car il y a beaucoup de blessés graves», a précisé à l'AFP un responsable de la deuxième ville de Syrie sous le couvert de l'anonymat, peu après l'explosion de trois voitures piégées près de la célèbre place Saadallah al-Jabiri.

Des immeubles totalement effondrés

Deux voitures ont d'abord explosé à une minute d'intervalle, dans deux rues proches d'un club d'officiers donnant sur la célèbre place Saadallah al-Jabiri, a affirmé une source militaire à l'AFP. Une troisième a explosé à 150 mètres de la place, à l'entrée de la vieille ville, théâtre d'âpres combats depuis plusieurs jours. Au moins trois militaires y ont péri, selon la source militaire. Sur la place, le correspondant de l'AFP a vu, près du club des officiers, une partie de la façade d'un hôtel détruite et les deux étages d'un café effondrés. L'un des blessés dans la zone avait le visage couvert de sang.

Qualifiant ces attentats de «terroristes», la télévision officielle al-Ikhbariya a montré d'énormes destructions sur la place, avec au moins deux immeubles totalement effondrés et des cadavres recouverts de débris. Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011, qui s'est transformée au fil des mois en guerre civile face à la répression, les autorités assimilent les rebelles à des «terroristes» soutenus par l'étranger.

Un déploiement inhabituel de barrages à Damas

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état de «dizaines de morts et de blessés», en majorité des militaires, dans les explosions. Les voitures piégées ont explosé après des affrontements entre des rebelles et gardes du club des officiers, selon cette ONG basée en Grande-Bretagne qui se base sur un vaste réseau de militants et médecins.

Plus au sud dans le pays, de nombreux barrages ont été établis aux entrées de la capitale Damas, selon des journalistes de l'AFP qui relèvent le caractère inhabituel de ce déploiement. Le quotidien officiel al-Baas avait annoncé mardi que la fin prochaine des opérations de sécurité dans l'ensemble de la province de Damas.

En 18 mois de conflit en Syrie, plus de 31.000 personnes ont péri, en majorité des civils, selon l'OSDH.