Mali: Hollande demande une résolution pour une intervention militaire à l’ONU

DIPLOMATIE Le chef de l’Etat s'exprimait lors de la conférence internationale sur le Sahel organisée à New York...

M.P. avec agences

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François Hollande lors de l'inauguration de l'usine Polytech à Eyrein en Corrèze, le 14 septembre 2012
François Hollande lors de l'inauguration de l'usine Polytech à Eyrein en Corrèze, le 14 septembre 2012 — ORBAN-POOL/SIPA

François Hollande plaide pour une intervention militaire au Mali sous mandat de l’ONU. Il l’a affirmé ce mercredi en demandant une résolution rapide du conseil de sécurité lors de la conférence internationale sur le Sahel organisée à New York.

«La France demande qu'il y ait au plus tôt une nouvelle convocation du Conseil de sécurité de façon à ce qu'une résolution sous chapitre VII permette d'organiser cette force et de la mettre en mouvement le plus rapidement possible», a-t-il déclaré. Une résolution sous chapitre VII permet l'utilisation de «tous les moyens», y compris militaires.  

«Ce qui se produit au nord Mali est une menace pour l'Afrique de l'ouest, le Maghreb», et c'est également un risque pour «l'ensemble de la communauté internationale», a souligné le président français. «Quand un territoire grand comme la France est occupé par des groupes terroristes (...) alors nous sommes devant une menace qui concerne l'ensemble du monde», a-t-il averti.

Une force ouest-africaine

Les président et Premier ministre malien Dioucounda Traore et Cheikh Modibo Diarra ont officiellement demandé à Ban Ki-moon la semaine dernière une résolution du Conseil de sécurité pour autoriser «une intervention militaire internationale» qui serait composée de troupes ouest-africaines.

Le Mali et la Cédéao ont trouvé un accord sur les conditions d'un déploiement d'une force africaine avec l'établissement du quartier général de la force à Bamako, en vue d'une opération de reconquête du nord contrôlé par les islamistes.

En août dernier, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait déjà dit que la Fance était favorable à une intervention dans le pays pour y rétablir sa «souveraineté».