ONU: Obama avertit l'Iran, Hollande le Mali

DIPLOMATIE Les présidents américain et français ont prononcé des discours forts à la tribune de l'ONU...

Faustine Vincent

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François Hollande et Barack Obama.
François Hollande et Barack Obama. — A. STAPFF / REUTERS

Les présidents américain et français se sont exprimés mardi soir à tour de rôle à la tribune de l'ONU. Barack Obama a déclaré que les Etats-Unis feront «ce qu'ils doivent faire» pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire.

«Combien de morts encore avant d'agir en Syrie?»

Le Président a en revanche refusé d'imposer à l'Iran une «ligne rouge» à ne pas franchir sous peine d'action militaire, ainsi que le réclame le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. A six semaines de la présidentielle, Obama a en outre exhorté son auditoire à dresser un front uni contre les récentes violences antiaméricaines dans le monde musulman, et à promouvoir la tolérance malgré la colère suscitée par le film islamophobe L'Innocence des musulmans. Son discours n'a déclenché que de rares applaudissements.

De son côté, François Hollande a insisté sur le dossier syrien. «Combien de morts encore avant d'agir?». Le régime «n'a pas d'avenir parmi nous, c'est pourquoi j'ai pris la décision au nom de la France de reconnaître le gouvernement transitoire de Syrie dès lors qu'il sera formé», a-t-il indiqué.

«L'autre urgence, c'est de lutter contre la prolifération des armes nucléaires», a poursuivi Hollande visant l'Iran, qui ne «respecte pas sa propre parole». Le Mali? «Insupportable, inadmissible, inacceptable», a-t-il énuméré, qualifiant de «terroriste», l'occupation de rebelles islamistes dans le nord du pays. «La France soutiendra toutes les initiatives permettant que les Africains eux-mêmes règlent cette question, avec un mandat clair du Conseil de sécurité.»