A l'ONU, François Hollande exhorte le monde à agir en Syrie et au Sahel

DIPLOMATIE Pour le président français, «la première des urgences s'appelle la Syrie»...

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Le président français François Hollande a souligné mardi à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies à New York la nécessité d'une action "urgente" de la communauté internationale en Syrie et au Sahel.
Le président français François Hollande a souligné mardi à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies à New York la nécessité d'une action "urgente" de la communauté internationale en Syrie et au Sahel. — Emmanuel Dunand afp.com

François Hollande a souligné mardi à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies à New York la nécessité d'une action «urgente» de la communauté internationale en Syrie et au Sahel.

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«La première des urgences s'appelle la Syrie», a lancé François Hollande. «Nous avons le devoir d'agir, d'agir ensemble et d'agir vite, car il y a urgence», a-t-il insisté, appelant l'ONU à «protéger les zones libérées» dans le pays et renouvelant solennellement devant ses pairs son engagement à «reconnaître le gouvernement provisoire, représentatif de la nouvelle Syrie libre, lorsqu'il sera formé.»

«Sans attendre, je demande que les Nations unies accordent dès maintenant au peuple syrien tout le soutien qu'il nous demande et protègent les zones libérées, en assurant une aide humanitaire pour les réfugiés», a-t-il enchaîné sans plus de détails sur la nature de cette opération. Le régime syrien de Bachar al-Assad «n'a pas d'avenir parmi nous», a également souligné François Hollande. «Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que l'ONU réagisse?» s'est-il interrogé. «Combien de morts faudra-t-il attendre, comment admettre plus longtemps la paralysie de l'ONU?»

«Permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale»

Concernant le Mali, François Hollande a jugé la situation au nord de ce pays «insupportable, inadmissible, inacceptable». «Il n'y a pas de temps à perdre (...) il faut que le Mali retrouve l'intégrité de son territoire et que le terrorisme soit écarté de cette zone du Sahel», a déclaré le chef de l'Etat français. Et il s'est engagé à soutenir une résolution du Conseil de sécurité «pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale», et a assuré que la France soutiendrait les initiatives prises par les Africains. Le Mali a officiellement saisi le secrétaire général de l'ONU d'une demande d'intervention militaire internationale pour reconquérir le nord du pays occupé par des groupes islamistes. Il s'agirait d'ouvrir la voie, «d'ici à quelques semaines», à un feu vert du Conseil de sécurité au déploiement d'une force africaine au Mali pour combattre les islamistes armés qui ont pris le contrôle du nord du pays, explique-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat français.

«Lutter contre la prolifération des armes de destruction massive»

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, réunira mercredi en marge de l'Assemblée générale une conférence internationale sur le Sahel dont Paris revendique à demi-mot la paternité. François Hollande y prendra de nouveau la parole, manière de souligner l'importance qu'il attache à ce conflit alors que son homologue américain qui s'exprimait avant lui devant l'ONU n'a pas eu un mot pour le Mali ou le Sahel.

Et Paris a promis d'apporter un «soutien logistique» à cette future force africaine. Mais ce dossier est doublement sensible pour la France. Ancienne puissance coloniale du Mali, elle compte six otages détenus dans la région par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a menacé la semaine dernière de les exécuter en cas d'intervention militaire dans le nord du Mali. Dans la foulée du coup d'Etat militaire du 22 mars qui avait renversé le président malien Amadou Toumani Touré, tout le nord du pays était passé sous le contrôle de groupes islamistes armés qui multiplient depuis les exactions et imposent aux populations la charia dans toute sa rigueur.

Le président français a également exhorté ses homologues à «lutter contre la plus grave des menaces contre la paix et la sécurité internationale: la prolifération des armes de destruction massive». Il a ainsi averti «clairement» les dirigeants iraniens que la France «avec ses partenaires européens» est «prête à prendre de nouvelles sanctions».