Mali: Bamako et la Cédéao peaufinent un plan de déploiement d'une force

avec AFP

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Bamako et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont peaufiné lundi les modalités du déploiement d'une force africaine au Mali pour combattre "en appui des soldats maliens" les islamistes armés qui tiennent le nord du pays.
Bamako et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont peaufiné lundi les modalités du déploiement d'une force africaine au Mali pour combattre "en appui des soldats maliens" les islamistes armés qui tiennent le nord du pays. — Habibou Kouyate afp.com

Bamako et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont peaufiné lundi les modalités du déploiement d'une force africaine au Mali pour combattre «en appui des soldats maliens» les islamistes armés qui tiennent le nord du pays.

L'AFP a pu consulter le texte résumant l'accord conclu durant le week-end entre la Cédéao et Bamako, après de longues tractations. Principal point de l'accord, «les troupes de la Cédéao appuieront les troupes maliennes» dans «les opérations sur le terrain au nord» du pays, indique ce document. L'accord entérine ensuite un soutien matériel, notamment aérien, par le Nigeria, la France «et d'autres pays de la communauté internationale dotés de ces moyens».

La France, qui promet depuis des mois son «appui logistique» à une telle intervention, a salué cet «accord» comme une «étape importante pour répondre aux précisions demandées par le Conseil de sécurité» des Nations unies. «Je pense qu'on va dans le bon sens. Pour la première fois il y a une espérance qui se lève», a estimé le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. «Une demande a été faite pour que le Conseil de sécurité des Nations unies bâtisse un plan où il y aura à la fois des Maliens, des forces africaines voisines, et si c'est nécessaire, d'autres forces d'appui», a déclaré Laurent Fabius en marge de l'Assemblée générale de l'ONU qui s'ouvre mardi à New York. Il a réaffirmé que la France ne serait «pas en première ligne» dans cette opération, excluant la présence de toute troupe française au sol. «Si on doit faciliter les choses, on le fera», a-t-il cependant ajouté.

Cette intervention, à laquelle s'oppose l'Algérie, semble cependant encore lointaine, d'autant plus que les pays africains prêts à y contribuer ne sont pas nombreux. Sénégal, Mauritanie et Ghana ont déclaré forfait. La Côte d'Ivoire, le Nigeria et le Burkina Faso pourraient y participer.