Le président tchèque s'oppose à la réforme des retraites

Reuters

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Le président tchèque, Vaclav Klaus, a opposé ce lundi son veto à la réforme des retraites, renvoyant le dossier devant la chambre basse du Parlement. Le texte voté au début du mois par les députés, qui limite la revalorisation des retraites et ouvre la voie à une retraite par capitalisation, vise à réduire les dépenses publiques. Mais Vaclav Klaus a estimé que la réforme ne bénéficiait pas d'un large soutien politique et qu'elle était risquée compte tenu de la crise économique.

«Entreprendre cette réforme dans une telle situation est un risque pour la confiance du peuple, pour la stabilité du système des retraites et pour les finances publiques et privées», a-t-il expliqué. Son veto est un handicap supplémentaire pour le Premier ministre, Petr Necas, privé de majorité stable au Parlement. Pour surmonter le veto présidentiel, une majorité absolue simple suffit, mais il n'est pas acquis que Petr Necas, confronté à la fronde d'une partie des élus de son parti, le Parti démocrate civique (ODS), sera en mesure de réunir 101 voix.

La réforme des retraites prévoit d'autoriser les Tchèques à placer une partie de leurs cotisations-retraites sur des fonds de pension privés, introduisant un système par capitalisation. Vaclav Klaus a également pris position contre l'augmentation de la TVA projetée par le gouvernement pour ramener le déficit budgétaire sous les 3% du PIB en 2013. Une partie des élus de l'ODS, jugeant pareillement que relever le taux de la TVA dans une économie en récession serait une erreur, l'ont mise en échec au Parlement.