Les pouvoirs du nouveau Premier ministre renforcés

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Le Premier ministre, dont la nomination devrait être entérinée jeudi par le Parlement en Ukraine, bénéficie de pouvoirs renforcés, tout comme l'Assemblée, au terme d'une révision constitutionnelle qui réduit considérablement les prérogatives du président.
Les amendements à la Constitution ont été adoptés en décembre 2004 en guise de compromis entre le pouvoir et l'opposition en pleine Révolution orange et sont entrés en vigueur le 1er janvier 2006.

LE PREMIER MINISTRE propose au Parlement la nomination de ses ministres, sauf de ceux de la Défense et des Affaires étrangères, toujours du ressort du président.
Il ne peut plus être limogé par le président.
Il met en oeuvre le programme de la majorité approuvé par le Parlement.

LE PARLEMENT a acquis un rôle clé dans la nomination du Premier ministre et des autres ministres.
Le nom du candidat au poste de Premier ministre est proposé par la formation majoritaire au Parlement. Auparavant, le Parlement se prononçait sur une candidature avancée par le président.
Le Parlement approuve la nomination des candidats à la Défense et aux Affaires étrangères choisis par le président ainsi que des autres ministres proposés par le Premier ministre et a le pouvoir de les limoger.

LE PRESIDENT a perdu l'initiative de nommer son Premier ministre et ne fait que présenter officiellement au Parlement la candidature qui lui a été soumise par la majorité.
La Constitution ne dit pas clairement si le président doit accepter le choix des députés ou s'il peut le rejeter.
Il a aussi perdu son pouvoir de limoger le Premier ministre.
Le président conserve le droit de dissoudre le Parlement, mais de façon très encadrée, seulement si ce dernier n'arrive par à commencer à siéger 30 jours après l'ouverture de la session ou si 60 jours après la démission du gouvernement, un nouveau gouvernement n'a pas été formé.