Les obsessions malsaines d’Oudaï Hussein

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Oudaï, fils aîné de Saddam Hussein, était passionné par Internet, la torture, les armes, les femmes, les voitures, l’alcool, les bijoux masculins et adorait sa mère. C’est ce qu’a raconté à l’AFP un de ses anciens collaborateurs. « Il passait une grande partie de la journée à visiter les sites des ONG, pour se renseigner sur les tortures les plus sophistiquées. » Il ne torturait pas lui-même, mais assistait aux séances. Les femmes faisaient aussi partie de ses obsessions. Dans son gymnase, des e-mails d’une agence de call-girls libanaise lui annoncent l’arrivée de sept Tchèques, photos à l’appui. « Oudaï n’a jamais été marié et il était obsédé par les femmes. S’il voyait dans la rue ou à une soirée une femme qui lui plaisait, il envoyait ses sbires la chercher. » Parmi les meubles renversés de sa maison, pulvérisée par deux missiles, des photos de très jolies femmes sont éparpillées. Les armes étaient une autre de ses passions. Il avait un nombre impressionnant de pistolets, de fusils-mitrailleurs et de poignards rangés dans des armoires. « Il buvait énormément, surtout du cognac et de l’arak irakien. » Il aimait aussi passionnément les montres, les bijoux masculins et les voitures. « Il possédait une centaine de véhicules, dont vingt Rolls-Royce. » Ses collaborateurs le détestaient car il était odieux. La seule personne qu’il vénérait était sa mère, Sajida, première femme de Saddam Hussein. Depuis l’attentat qui l’a visé en 1996, Oudaï vivait « dans la partie du complexe présidentiel se trouvant près du Tigre ». Et son père « dans le palais, près de l’aéroport ». A Bagdad, Sammy Ketz, AFP