Pour Poutine, les violences au Moyen-Orient sont la conséquence du printemps arabe

Reuters

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Vladimir Poutine a condamné jeudi l'attaque qui a coûté la vie à Benghazi à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye tout en laissant clairement entendre que le soutien apporté par les occidentaux aux révoltes dans le monde arabe était responsable de l'instabilité dans cette partie du monde.

Selon le président russe, qui n'a jamais caché son hostilité à l'appui fourni par l'Otan aux rebelles libyens pour renverser Mouammar Kadhafi, l'attaque de Benghazi démontre encore un peu plus la nécessité d'une étroite coopération contre l'extrémisme. Mardi soir, des islamistes libyens ont mené une attaque de style militaire contre le consulat américain de Benghazi tuant l'ambassadeur des Etats-Unis et trois autres diplomates.

«Nous ne soutenons aucun groupe armé»

«Il ne peut y avoir qu'une seule réaction: nous condamnons ce crime et exprimons notre sympathie aux familles des victimes», a dit Poutine. J'espère vraiment que cette tragédie nous incitera tous à intensifier la lutte commune -et j'insiste sur le terme de commune - contre les menaces extrémiste et terroriste», a-t-il poursuivi, s'exprimant devant la presse dans la station balnéaire de Sotchi.

Poutine a pourtant jugé que les gouvernements arrivés au pouvoir à la faveur du «printemps arabe» ne doivent pas oublier quelle est la part de responsabilité qui leur incombe dans les événements actuels. «Au fil des années, nous avons eu de nombreuses divergences de point de vue avec nos partenaires américains sur la manière de résoudre les problèmes dans les régions sensibles», a admis Poutine.

Selon lui, les conflits en cours ne peuvent se résoudre que par «des négociations difficiles et pacifiques». «Nous ne soutenons aucun groupe armé qui tente de résoudre des problèmes politiques internes par les armes», a encore dit Poutine, jugeant que la situation actuelle au Moyen-Orient risque d'aboutir à «une impasse».