Etats-Unis: Romney veut une «armée forte»

Reuters

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Mitt Romney a semblé faire en partie machine arrière jeudi au cours d'un meeting électoral, après avoir été accusé de profiter des violences anti-américaines en Libye et en Egypte pour attaquer la politique étrangère de Barack Obama.

Le candidat républicain à l'élection du 6 novembre a prononcé un plaidoyer en faveur d'une armée américaine plus forte à Fairfax, dans la banlieue de Washington DC, mais il n'a pas réaffirmé comme mercredi que le gouvernement avait publié un «communiqué honteux (...) demandant pardon pour les valeurs de l'Amérique». Ces commentaires peu amènes lui avaient valu de violentes critiques des démocrates, mais aussi de plusieurs républicains. Il lui a été reproché d'avoir agi avec une précipitation peu conforme à l'attitude espérée d'un chef d'Etat en période de crise, et surtout d'avoir cherché à exploiter électoralement la mort de quatre Américains, dont l'ambassadeur américain en Libye, au lieu de s'en tenir à l'unité nationale.

«Quand nous regardons le monde aujourd'hui, parfois nous avons l'impression que nous sommes à la merci des événements, alors que nous devrions les façonner, a-t-il estimé au cours d'un meeting électoral à Fairfax, dans le nord de l'Etat de Virginie, qui pourrait jouer un rôle décisif lors de l'élection présidentielle. Une Amérique forte est essentielle pour façonner les événements. Et, à propos, une Amérique forte passe par une armée forte. Nous devons avoir une armée sans égale, si forte que personne ne songerait même à la défier.»