La vie de l'opposante cubaine Marta Beatriz Roque "gravement menacée"

avec AFP

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L'opposante cubaine Marta Beatriz Roque a assuré jeudi à l'AFP qu'elle continuerait sa grève de la faim, même si sa vie est "gravement menacée", selon les proches qui l'accompagnent dans son mouvement de protestation contre la répression de l'opposition à Cuba.
L'opposante cubaine Marta Beatriz Roque a assuré jeudi à l'AFP qu'elle continuerait sa grève de la faim, même si sa vie est "gravement menacée", selon les proches qui l'accompagnent dans son mouvement de protestation contre la répression de l'opposition à Cuba. — Adalberto Roque afp.com

L'opposante cubaine Marta Beatriz Roque a assuré ce jeudi à l'AFP qu'elle continuerait sa grève de la faim, même si sa vie est «gravement menacée», selon les proches qui l'accompagnent dans son mouvement de protestation contre la répression de l'opposition à Cuba.

«Ce matin, elle est dans un état très précaire, elle peut à peine parler. Nous avons peur pour sa vie, qui est gravement menacée», a affirmé Idania Yanes, une militante qui accompagne la Dame de Fer de la dissidence cubaine dans sa grève de la faim. «Oui», a faiblement répondu Marta Beatriz Roque interrogée par l'AFP sur son intention de poursuivre son jeûne.

Perte de conscience pendant deux minutes

«Je ne peux pas parler, je ne veux pas parler, parlez avec Idania», a seulement murmuré la dissidente, allongée les yeux fermés dans la chambre de son petit appartement du quartier populaire de Santos Suarez de la capitale cubaine. Marta Beatriz Roque, 67 ans et diabétique, a souffert mercredi d'hypoglycémie et subi un arrêt cardiaque, a affirmé Idania Yanes, présidente de la Coalition centrale d'opposition, un groupe illégal actif dans le centre de Cuba.

«Hier (mercredi), elle a eu des vomissements, des diarrhées et un arrêt cardiaque, une infirmière opposante a dû la réanimer. Elle a perdu conscience pendant deux minutes, avec de la température», a expliqué Idania Yanes.

Selon cette dernière, plusieurs dissidents à Cuba et à l'étranger ont envoyé des messages pour lui demander de cesser son jeûne. «Mais Marta persiste dans son engagement, en estimant que d'une manière ou d'une autre il faut en terminer avec la répression qui frappe les opposants à Cuba», a expliqué Idania Yanes.

Cinq autres militants sont également en grève de la faim aux côtés de Marta Beatriz Roque pour exiger la libération de l'opposant Jorge Vazquez Chiavano, dont la peine de prison s'est achevée le 9 septembre, et la fin de la répression contre les dissidents.