Romney accusé d'opportunisme sur la Libye et l'Egypte

Reuters

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Mitt Romney s'est placé dans une situation particulièrement inconfortable avec son attaque en règle de la politique étrangère de Barack Obama pendant les violences anti-américaines en Libye et en Egypte. Le candidat républicain à l'élection présidentielle du 6 novembre aux Etats-Unis est non seulement accusé d'avoir réagi avec une précipitation peu conforme à l'attitude espérée d'un chef d'Etat en période de crise.

Il est surtout taxé d'opportunisme électoral par ses adversaires, qui lui reprochent d'avoir enfreint le principe de l'unité nationale autour du président alors que les Etats-Unis venaient de perdre leur ambassadeur en Libye, tué dans l'attaque du consulat américain à Benghazi.

Critique d'un communiqué antérieur aux violences

Même dans le camp républicain, des voix s'élèvent pour regretter une occasion manquée d'ouvrir un débat légitime sur la politique étrangère du président démocrate. Tout a commencé mardi soir. Alors que des enceintes diplomatiques américaines étaient attaquées au Caire et à Benghazi, en Libye, Mitt Romney dénonçait avec force un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis en Egypte critiquant le film anti-islam à l'origine de cette crise.
Or ce communiqué a été diffusé avant les violences, dans le but apparent de les empêcher justement.

Citant ce communiqué antérieur à l'attaque de l'ambassade américaine au Caire, Mitt Romney a jugé «honteux» que la première réaction de l'administration Obama consiste à manifester sa compréhension à l'égard des manifestants.

Accusant le président de brader les valeurs de l'Amérique, le candidat républicain a réitéré ses propos mercredi matin, alors qu'était déjà connue la gravité des attaques au Caire et surtout à Benghazi, dans l'Est de la Libye, où sont morts l'ambassadeur Christopher Stevens et trois autres diplomates.