Rapatriés du Liban : un dispositif d'aide pour les plus démunis

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Les 8295 personnes (dont 6509 Français) ayant quitté le Liban grâce au dispositif de rapatriement français depuis la semaine dernière n’ont pas toutes pu être accueillies dans leur famille ou chez des amis. Celles n’ayant pas de point de chute ont pu bénéficier du dispositif d’accueil mis en place par le comité d’entraide des Français rapatriés (CEFR). « Les premiers avions provenant du Liban transportaient majoritairement des touristes ou des Français qui avaient des attaches en France. Les derniers vols ont ramené des Français expatriés depuis longtemps au Liban, qui n’ont plus de famille ici ainsi que des personnes qui résidaient au sud Liban et qui sont totalement démunies » explique Jean-Jacques Rouet, Directeur général du CEFR. Cet organisme a mis en place un dispositif d’accueil dès leur descente d’avion : ils sont hébergés dans des foyers et bénéficient d’un accompagnement personnalisé par les travailleurs sociaux de la structure (assistantes sociales, éducateurs spécialisés…) « Le premier travail de ces équipes est tout d’abord de réconforter les rapatriés qui sont traumatisés, d’autant que certains ont déjà vécu la guerre, il y a vingt ans » indique Jean-Jacques Rouet. Les membres du CEFR se chargent ensuite de leur ouvrir des droits sociaux (CMU, RMI, aides de la CAF …), de les aider à trouver du travail et un logement stable, d’inscrire leurs enfants à l’école pour la rentrée. « Notre but est de rendre ces personnes autonomes le plus rapidement possible » conclut Jean-Jacques Rouet.

Delphine Bancaud