Nice: Pour être beau dans ses baskets, des Niçois redonnent vie aux chaussures

TENDANCE Dans leur boutique Old New Shoes, ils embellissent, réparent et customisent une vingtaine de paires par semaine…

Mathilde Frénois

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Yohan Porquet et Dimitri Baril redonnent vie à vingt paires par semaine dans leur boutique Old New Shoes.
Yohan Porquet et Dimitri Baril redonnent vie à vingt paires par semaine dans leur boutique Old New Shoes. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • Une customisation de chaussures coûte entre 20 et 220 euros.
  • Les deux Niçois s’adaptent à l’imagination des clients pour créer les décors.

Les semelles qui prennent l’eau, le cuir qui se râpe et les lacets qui s’effilochent : cette paire de baskets est bonne pour la benne ? Pas pour Yohan Porquet et Dimitri Baril. Ces deux Niçois viennent d’ouvrir leur boutique Old New Shoes dans le centre-ville de Nice pour restaurer et customiser des chaussures qui ont (trop) vécu.

On ne voit plus les trois bandes sur la basket blanche posée sur le comptoir. Yohan Porquet les a recouvertes de scotch pour les protéger des taches de peinture. Sur l’intérieur du pied, il a graffé La Vague d’Hokusai. De l’autre côté, un lever de soleil japonisant.

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Pour Mario Balotelli

« Selon un thème, une idée, une personnalité, on peut faire tout type de motifs », avance ce « passionné de baskets ». Des dessins qui peuvent aller de 30 euros pour un simple prénom à 220 euros pour l’élaboration d’un portrait sur la chaussure. Comme celles pour Mario Balotelli​. Son portrait d’un côté, l’inscription « Welcome Lion » de l’autre. L’attaquant italien (et son fils) ont aussi droit à leur paire de baskets. « On lui offrira bientôt », assure Yohan Porquet.

Mais la paire de Niçois ne se contente pas de customiser les baskets, elle les répare également. « Il faut en prendre soin car ça fait mal au cœur de s’en séparer », reconnaît Dimitri Baril. Ainsi, leur « travail d’embellissement » redonne vie à une vingtaine de paires par semaine. « Et même à des escarpins », précise-t-il.