Pour Olivier Rousteing, «la mode parle beaucoup mais n’agit pas énormément en ce qui concerne la diversité»

MODE Le directeur artistique de Balmain demande plus de diversité sur les podiums…

20 Minutes avec agences
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Olivier Rousteing
Olivier Rousteing — Ivan Nikolov/WENN

Les podiums sont-ils trop old school ? Invité mardi soir de The Atelier, une série de conversations organisées par la journaliste Alina Cho au Metropolitan Museum of Art de New York, à parler de son travail, Olivier Rousteing a tapé du poing sur la table.

Le principal grief du directeur artistique de Balmain : le manque de diversité. « Je pense que parfois, l’industrie de la mode parle beaucoup mais n’agit pas énormément en ce qui concerne la diversité. Je pense que l’industrie a besoin de commencer à travailler plus dur, a-t-il dit. Quand vous voyez les critiques parler d’un défilé qui n’a pas de [mannequins] de couleur et le qualifier de moderne, moi je n’appelle pas cela de la modernité, je suis désolé. Nous avons la chance de représenter le monde et la façon dont nous voulons que le monde soit. »

Un styliste 2.0

Rousteing explore en fait un sillon qu'il a commencé à creuser en 2011. A l'époque, il n’avait que 25 ans et était alors inconnu. Il était également le seul styliste de couleur à la tête d’une si grande maison. Trois aspects qui avaient interrogé l’establishment mode.

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Finalement reconnu par ses pairs, il a continué à se démarquer, notamment grâce à son utilisation des réseaux sociaux, une activité jusqu’alors généralement laissée aux mannequins et non aux stylistes. Une autre forme de modernité, à ses yeux.

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Sur les réseaux, il a ainsi transformé sa popularité sur les réseaux en mouvement très suivi, notamment grâce au hashtag #BALMAINARMY, et réussi à monétiser sa présence. « La question était ‘’Peux-tu mélanger le luxe avec le digital ? Peux-tu vendre une robe à 20.000 dollars et en même temps avoir une influence digitale qui parle à la foule qui ne peut pas forcément acheter tes vêtements ?’’ Et j’ai dit ‘’Je pense que c’est ça la modernité’’ », a-t-il expliqué.