Shopping: A quoi ressemblera la boutique du futur?

Lêche-Vitrine Le récit d’une expérience de « smart shopping » telle qu'elle se déroulera en 2025, en compagnie de Jérôme Bergeret, directeur du FashionLab de Dassault Systèmes et du créateur Julien Fournié…

Anne Demoulin

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Le pop up store futuriste du FashionLab et de Julien Fournié.
Le pop up store futuriste du FashionLab et de Julien Fournié. — FashionLab/Julien Fournié

Retour vers le futur ! 20 Minutes a emprunté la célèbre DeLorean de Doc et Marty pour une séance shopping en 2025 dans le flagship du couturier Julien Fournié. Le récit en avant-première de cette expérience de « smart shopping », façon j'ai testé, avec dix ans d'avance...

Des vitrines intelligentes

Les vitrines, munies de capteurs, s'éclairent à mon passage. Elles sont équipées d’écrans interactifs, qui me suggèrent des produits adaptés à mon profil socio-économique, à ma morphologie et à mes goûts, comme cette paire de chaussures imprimées en 3D, parfaitement assorties à ma tenue. Toutes les infos sur les souliers apparaissent sur mon smartphone. Je peux les commander et me les faire livrer, même si la boutique n’est pas encore ouverte. « Tout est fait pour simplifier la vie du consommateur », commente Jérôme Bergeret. « Mais, je veux les voir en vrai ! » « La boutique du futur est un mix entre du physique et du virtuel », me rétorque Jérôme Bergeret, directeur du FashionLab de Dassault Systèmes et du créateur

Un magasin spacieux

J’entre donc dans la boutique. Face à moi, un immense mur digital et quelques vêtements sur les portants. « Les produits physiques permettent aux gens de tester leur qualité, leur bien-aller. La boutique est complétée par un assortiment de produits dématérialisés », m’explique Jérôme Bergeret. « Le client choisit le modèle dans la couleur et la matière de son choix. Le vêtement est ensuite produit et livré à la demande en quelques heures dans notre usine du futur aux portes de la ville », précise Julien Fournié.

La fin des soldes

Le magasin n’a pas de stock. « Donc, pas de soldes ? » « Le nouveau modèle économique est de produire exactement ce qu’attend le consommateur. On est passé de la fast fashion des années 2000 qui produisait massivement à bas coût à une production à la demande », me répond Jérôme Bergeret. « Une mode durable, responsable et équitable », s’enthousiasme Julien Fournié.

Mes goûts à la loupe

Je déniche un joli petit haut. A peine le cintre enlevé du portant, les écrans autour de moi me montrent des images du petit haut dans tous les coloris et matières dans lesquels je peux commander. « Chaque objet est muni de capteurs, comme les puces RFID, qui communiquent avec les différents devices des clients. Les commerçants sont capables de savoir ce que les clients ont touché, reposé ou acheté », m’indique Jérôme Bergeret.

Fini les cabines

Je cherche les cabines d’essayage. « La boutique connaît déjà toutes vos mensurations et peut vous garantir le bien-aller du vêtement », me lance Jérôme Bergeret. « La CNIL est le meilleur gardien au monde sur les problématiques de captation de la morphologie du corps humain », me rassure-t-il. Bon, et le petit haut va-t-il aller avec mon sautoir préféré ? Sur le miroir magique, bien plus perfectionné qu’en 2015, je peux me voir avec un look qui combine « du virtuel, du physique et de la réalité augmentée ».

Pas de passage en caisse

Pas de caisses à l’horizon, ni de dispositifs antivol. « Tous les produits de la boutique sont intelligents et connectés », lance Jérôme Bergeret. Je peux payer avec mon smartphone en scannant l’étiquette.

Un pop up store au Louvre

Julien Fournié me propose d’aller au pop up store éphémère où il présente sa ligne pour la maison, installé en plein cœur du Louvre. « L’un des bénéfices de ne plus avoir de stock et de pouvoir utiliser la réalité augmentée, souligne Jérôme Bergeret, c’est de pouvoir installer des magasins éphémères dans des lieux incroyables comme des monuments historiques, ou des stations de métro. » Préparez-vous donc Au Bonheur des dames version Minority Report.