«Jean Paul Gaultier travaille» et déroule le fil de sa carrière

MODE Arte diffuse ce mercredi à 22h10 le documentaire inédit sur l'enfant terrible de la mode, mitonné par Loïc Prigent...

Anne Demoulin

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Jean Paul Gaultier customise une veste dans le style camouflage dans le documentaire de Loïc Prigent «Jean Paul Gaultier travaille».
Jean Paul Gaultier customise une veste dans le style camouflage dans le documentaire de Loïc Prigent «Jean Paul Gaultier travaille». — Bangumi

Leçon de couture avec l’enfant terrible de la mode. Jean Paul Gaultier s’invite ce mercredi sur Arte à 22h10 dans un documentaire mitonné par Loïc Prigent. «A l’occasion de l’exposition Jean Paul Gaultier au Grand Palais, Arte m’a demandé de réaliser un portrait. Le dispositif de “Jean Paul Gaultier travaille” ressemble à celui d’une émission de cuisine», compare le réalisateur. Explications.

L'invention, au cœur de la recette

En lieu et place des fourneaux, des ciseaux. Caméra fixe posée dans son atelier, Jean Paul Gaultier coupe, déchire et mélange les matières, avec l’aide de sa première d’atelier, Mireille. Le couturier réalise les pièces phares de sa première collection de 1976 en deux temps, trois mouvements. Au menu, un tutu de danseuse, un bustier clouté et un perfecto customisé, le tout moulé sur un mannequin cabine. «Jean Paul Gaultier recrée ses pièces face à la caméra, en y apportant toujours un petit changement. Il ne peut s’empêcher d'inventer», souligne le réalisateur.

L'humour, le principal ingrédient

«Avec Eurotrash ou les MTV Europe Music Awards, j’ai pensé que Jean Paul Gaultier pouvait être son propre présentateur. Il commente donc lui-même ses créations sans voix off», explique Loïc Prigent. Le couturier reconstitue devant les caméras près de quarante années de créations emblématiques, du bustier à la marinière en passant par la jupe pour homme. Un pull marin devient fourreau du soir, une boîte de conserve est changée en bracelet...  Avec sa volubilité et son humour, l'artiste partage ses secrets de fabrication, sa passion de la mode qui l’anime, jusqu’à refaire ses premiers seins coniques conçus, non pas pour Madonna, mais pour Nana, le nounours de son enfance. La recette, sans doute, de son immense succès.