VIDEO. Fashion Week: Chanel paye sa tournée à la Brasserie Gabrielle

MODE Karl Lagerfeld s'est installé derrière le zinc à la fin du défilé pour répondre aux questions des journalistes...

20 Minutes avec AFP

— 

Le défilé Chanel prêt-à-porter automne-hiver 2015-2016.
Le défilé Chanel prêt-à-porter automne-hiver 2015-2016. — Francois Mori/AP/SIPA
Un bistrot nommé Chanel. Après le supermarché et la rue parisienne, Karl Lagerfeld créée de toutes pièces la «Brasserie Gabrielle» qu'il a installée mardi sous la verrière du Grand Palais.

Des filles en tweed qui boivent un café crème

Les mannequins déambulent devant les tables. Le tweed, bien sûr, les plumes, les perles, le motif pied-de-poule composent cette garde-robe où les époques se mélangent.

Des chaussures bicolores à petit talon et bride arrière complètent le look, ainsi qu'un eye-liner exagéré, chignon lâche et bandeau noir façon Bardot. Alternative possible: le sourcil charbonneux et les cheveux plaqués, avec raie sur le côté.

Des jupes, courtes ou longues comme des tabliers de cuisine, à motifs mosaïque ou chevrons, se portent par-dessus des pantalons, pour des contrastes de matières. Des manches en doudoune à relief greffées sur des vestes de tailleur et des parkas brodées viennent donner un côté sportswear chic à la collection, qui compte quelques silhouettes masculines. Et cette fameuse petite robe noire dessinée à l'époque Gabrielle Chanel.

Karl Lagerfeld derrière le zinc

Cara Delevingne et Kendall Jenner en stars du podium et le Kaiser qui fait son salut entre les garçons de café et s'installe derrière le zinc pour répondre aux journalistes à la fin du défilé.

«C'est une vision idéalisée d'un Paris d'aujourd'hui que j'ai voulu exagérer pour calmer le côté “French bashing”», explique le couturier allemand. «Même les Français disent que la France c'est moche, il ne faut pas exagérer. Ce n’est quand même pas si mal que ça!»

«C'était bien que ce soit un étranger qui fasse ça. Si c'était un Français, ce serait patriotique, cocorico», dit le créateur, qui se définit comme «international».

S'il a choisi une brasserie, c'est pour «mettre en valeur une institution typiquement française».

«La cuisine française a une réputation mondiale»

«Regardez à la télévision, il n'y a que des émissions sur la nourriture, les bistrots, les restaurants. La cuisine française a une réputation mondiale», souligne-t-il.

Interrogé par ailleurs sur le rythme effréné du système actuel des collections, qui a conduit certaines maisons à arrêter le prêt-à-porter, le directeur artistique de Chanel, qui conçoit huit collections par an, a estimé que «certains créateurs sont peut-être un peu paresseux».

«Chanel est un dialogue non-stop, il y a des centaines de boutiques dans le monde. Et tous les deux mois, quelque chose de nouveau», souligne le couturier, qui a confié récemment ne pas penser à la retraite même si son âge, sur lequel il est peu disert, avoisine les 80 ans.