Noma Bar, le nouveau maitre de l’illustration

DESIGN Ses illustrations ont fait la une du Guardian et du New York Times et la couverture des livres de Don DeLillo et d’ Haruki Murakami ...

Anne Demoulin
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Une illustration de Noma Bar et les différents projets pour champagne G.H. Mumm.
Une illustration de Noma Bar et les différents projets pour champagne G.H. Mumm. — Noma Bar/champagne G.H. Mumm

Impact, simplicité et efficacité. Telles sont les caractéristiques du designer israélien Noma Bar. Si son nom est encore trop méconnu, son travail est très reconnu. Ses illustrations ont fait la une du Guardian et du New York Times, la couverture des livres de Don DeLillo et d’Haruki Murakami, et aussi l’objet de deux ouvrages. Noma Bar a habillé pour les fêtes les étuis de certaines cuvées du champagne G.H. Mumm, la Galerie de l’Imprimerie lui consacre une expo à Paris du 8 au 21 décembre. Le design vu par le nouveau maitre de l’illustration. 

Montrer l’espace négatif

Après des études à l’Academy of Art& Design de Jérusalem, Noma Bar s’installe à Londres en 2001. «J’ai envoyé une illustration à Time Out. Ils l’ont publié et puis, The Guardian m’a contacté», poursuit-il.

Souvent comparé à Saul Bass, il confesse: «Je ne le connaissais pas quand j’ai commencé. Et j’ai découvert son travail. Il y a vraiment une connexion, comme avec le constructivisme russe ou le design hollandais.»

Ce qui intéresse Noma Bar, c’est l’invisible. «Je m’intéresse aux espaces négatifs. Lorsque je vois deux verres, je suis intéressé par l’espace vide entre les deux verres. J’aime montrer ce qui est caché.»

Le concept avant le style

Toujours muni de son carnet de croquis, il trouve l’inspiration en marchant dans le bois proche de son domicile à Londres. Ensuite, il retravaille ses croquis sur son ordinateur.

«Je suis plus intéressé par le concept que par le style. Je suis content que mon travail soit reconnaissable, mais je suis plus sensible aux idées et à l’histoire que je raconte», confie l’artiste.

Pour son dernier projet, un étui de dégustation pour le champagne G.H. Mumm, vendu en exclusivité chez Colette jusqu’au 1er décembre : «Je suis parti de l’idée de deux bouteilles et d’un verre entre eux. Le challenge était de faire un objet en 3D fonctionnel». Cet étui luxueux (1.500 euros, édité en 5 exemplaires) cache trois plateaux de dégustation, trois porte-coupes et un seau à champagne. Bref, toute l’ingénieuse simplicité de Noma Bar.