Cristina Cordula: «Mes trois amours, Paris, la mode et le Brésil»

INTERVIEW 20 Minutes a papoté avec la papesse du relooking à l'occasion de la sortie de son livre «Style & Allures» où la vedette de M6 se raconte en filigrane...

Propos recueillis par Anne Demoulin

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Cristina Cordula en chino au passage Brady à Paris. (extrait du livre «Style & Allures», éditions Larousse, 25 euros.)
Cristina Cordula en chino au passage Brady à Paris. (extrait du livre «Style & Allures», éditions Larousse, 25 euros.) — Vicente de Paulo/Larousse

Après une série d’ouvrages pratiques où la papesse du relooking prodiguait ses conseils, Cristina Cordula publie Styles et Allures (ed. Larousse, 25 euros), un inventaire à la Prévert des pièces incontournables de son vestiaire. Au travers de courts récits, mêlant histoire de la mode et confidences personnelles, des photos où l’ex-mannequin prend la pose, et des illustrations décalées, la «magnifaiique» animatrice vedette de M6 livre sa vision de l’élégance au féminin. Rencontre.

Comment est né ce livre?

Il y a deux ans, Larousse m’a proposé de faire un beau livre où je parlerai de mon style, de mes pièces indispensables, d’où tout cela vient... J’ai répondu: «Ouh là là! Ça va être très personnel, mais ça m’excite beaucoup!»

En quoi ce livre est personnel? 

Je raconte plein d’anecdotes sur mon enfance, mes voyages, les couturiers que j’ai rencontrés. Je parle de mes trois amours, Paris, la mode et le Brésil.

Votre passion pour la mode vient de votre mère, une ex-Miss…

Pour moi, ma mère symbolise la féminité. Elle s’habillait bien, savait se maquiller et m’a transmis tout cela. Elle m’a toujours soutenu.

Vous avez fait des études de journalisme avant le mannequinat?

Mon père ne voulait pas que je sois mannequin. Quand j’ai fini mes études, une agence m’a contactée pour partir en Europe. J’ai dit à mon père: «J’ai mon diplôme, je vais tenter ma chance. Je prends une année sabbatique». Même sans cette agence, j’aurai quitté le Brésil, je voulais voir Paris!

Pourquoi? 

C’était mon rêve, la plus belle ville du monde, la capitale de la mode, du chic, du savoir-faire, de l’allure. Vous ne vous rendez pas compte à quel point Paris est glamour?

Et vous n’avez pas été déçue?

J’ai été très bien accueillie en France et j’ai eu beaucoup de chance parce que j’ai côtoyé les plus grands couturiers. J’ai connu Monsieur Saint Laurent, Karl Lagerfeld, Chantal Thomass, Monsieur Marc Bohan chez Dior, Oscar de la Renta, Valentino, Ungaro, Yohji Yamamoto. J’ai eu la chance inouïe de réaliser mon rêve de petite fille. C’est ce qui m’a construit, c’est pour cela que je suis comme je suis aujourd’hui.

Vous êtes désormais la «Chérie» des Français !

Ça me fait chaud au cœur. Mon enfant est franco brésilien, j’ai ma vie ici. Etre reconnu par les Français pour moi, c’est émouvant. Je voudrais être française pour tout vous dire, et je pense que dans une autre vie, j’ai été Française!

Une collection Cristina Cordula, bientôt?

Ouh là là! C’est compliqué, vous savez. Pourquoi pas? Je suis ouverte à toutes les propositions, mais ce n’est pas dans les projets.

Et dans ce cas, ce serait quoi le style Cristina Cordula?

Je commencerai par de beaux basiques: des jeans, des petites vestes, la petite parisienne chic. Et je mélangerai avec un peu de brésilien: des choses, plus décontractées, plus colorées. Il faudrait une certaine sophistication et de la décontraction. C’est compliqué, il faudrait mélanger plein de choses.

Vous avez un emploi du ministre, c’est quoi votre secret?

Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que le secret, c’est travailler avec son cœur. Si on fait les choses avec sincérité, on finit par y arriver. Si on fait semblant, ça se voit, les gens le sentent.

Le making-off de Style & Allures

«On a fait tous les shootings dans les endroits de Paris que j’adore, avec un photographe brésilien, Vicente de Paulo. Julien Pomer, un jeune artiste incroyable a fait les dessins. Paula Braconnot, une journaliste Brésilienne a su coucher sur le papier mes pensées. J’ai beau parler le français, c’est compliqué d’écrire…», explique Cristina Cordula.