Fashion Week: Tout ce qu'il faut savoir sur les défilés haute couture

MODE Une trentaine de défilés sont inscrits au calendrier de cette semaine de la haute couture qui accueille trois nouvelles griffes...

A.D. avec AFP

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La créatrice Stéphanie Coudert.
La créatrice Stéphanie Coudert. — FRANCOIS GUILLOT/AFP

Les défilés haute couture se dérouleront sur cinq jours à partir de ce dimanche à Paris. Contrairement aux collections prêt-à-porter, qui donnent lieu à des fashion weeks aux quatre coins du monde, la haute couture est exclusivement parisienne. C'est un club select, qui compte une vingtaine de membres seulement et une dizaine d'invités. L’appellation désigne des vêtements réalisés sur mesure, dans des ateliers, à la main. Une trentaine de défilés sont inscrits au calendrier.

«Je faisais de la haute couture en secret»

Aux côtés des grandes maisons comme Chanel, Christian Dior ou Valentino, trois nouveaux noms figurent dans le calendrier officiel de la Fédération. Fred Sathal, qui revient après huit ans d'absence des défilés parisiens, ouvrira le bal, dimanche à 17h30.

Puis Stéphanie Coudert prendra le relais. Elle était depuis dix ans «couturière particulière», créant des vêtements pour une poignée de clientes dans sa boutique parisienne. Dimanche, une nouvelle vie démarre: elle présente sa collection pendant les défilés haute couture à Paris.«Je faisais de la haute couture en secret», confie la créatrice de 39 ans, avant d'être repérée par un industriel, qui a un atelier à Paris où sont fabriqués les vêtements des plus grandes maisons.

La maison Dice Kayek clôturera les défilés le jeudi 10 juillet. D'autres présenteront leur collection dans le "off", comme l'ex-mannequin russe Ulyana Sergeenko, le couturier indonésien Didit Hediprasetyo et Azzaro. La maison, qui a embauché de nouveaux stylistes en 2013, Arnaud Maillard et Alvaro Castejón, essaie de se relancer.

«C'est de la fabrication française»

Les vêtements, qui nécessitent des dizaines voire des centaines d'heures de travail, atteignent plusieurs dizaines de milliers d'euros.

«Certains peuvent trouver ça indécent. Mais ça fait vivre tellement de personnes! C'est de la fabrication française, ça crée de l'emploi. On peut en être fier», racontait mi-juin Julien Fournié, qui présentera le 8 juillet son onzième défilé et les premières pièces de sa collection prêt-à-porter.

En effet, la haute couture est une appellation juridiquement protégée, avec des critères stricts. Les modèles doivent par exemple être conçus par le créateur permanent de la maison et exécutés dans ses propres ateliers, qui comprennent un minimum de 20 salariés.

«La véritable élégance»

Le groupe Condé Nast France organisera cette semaine son premier dîner de gala dans le cadre du Vogue Paris fashion fund. L'objectif est de lever des fonds auprès des maisons de mode, créateurs, collectionneurs et clients pour aider le Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris, à acquérir des pièces de créateurs contemporains.

Ces défilés de haute couture pour l'automne et l'hiver prochains sont marqués par le départ de Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture et du prêt-à-porter depuis seize ans, remplacé par RalphToledano, président de la division mode du groupe espagnol Puig. Didier Grumbach a notamment contribué à renforcer l'appellation haute couture et son ouverture à de nouveaux créateurs, comme Stéphanie Coudert. «Elle est époustouflante. Son travail, c'est la véritable élégance», souligne-t-il, se félicitant qu'un sous-traitant se soit intéressé à son travail.