Fashion Week: «La flamboyance maîtrisée» de Marcel Marongiu, directeur artistique chez Guy Laroche

MODE Marcel Marongiu, directeur artistique chez Guy Laroche, a présenté ce mercredi sa collection automne-hiver 2013-2014, un défilé qui a enthousiasmé le «front row»…

Propos recueillis par Anne Demoulin

— 

Marcel Marongiu, directeur artistique de Guy Laroche, vient saluer à la fin du défilé automne/hiver 2013-2014 ce mercredi.
Marcel Marongiu, directeur artistique de Guy Laroche, vient saluer à la fin du défilé automne/hiver 2013-2014 ce mercredi. — Francois Mori/AP/SIPA

Le défilé Guy Laroche a eu lieu au Grand Palais ce mercredi 27 février. Marcel Marongiu, directeur artistique de la maison depuis 2007, a rendu au travers sa collection automne-hiver 2013-2014 un hommage à Marlene Dietrich et aux grandes icônes du rock. Il parle de son processus créatif.

Où trouvez-vous l’inspiration?

Voyager est très important. Aujourd’hui, la mode est globale. Même si Guy Laroche représente le glamour parisien, c’est très important de voir ce qui se passe partout dans le monde. Comment s’habille la femme aux Etats-Unis, en Chine, ou en Afrique du Sud? Le cinéma est aussi une grande source d’inspiration. Non pas parce qu’il y a des vêtements que je veux copier (rires), mais à cause des ambiances, qui peuvent donner des envies. L’art en général m’inspire. La peinture, la sculpture, les installations, ce sont souvent des déclics. J’ai besoin de me nourrir, il faut que je sois stimulé par l’extérieur.

Comment travaillez-vous?

Il y a des façons différentes d’aborder la création d’un vêtement. Moi, je suis très tridimensionnel, dans le sens où j’aime draper, couper, etc. J’ai besoin de participer à la phase manuelle du processus, ce lien entre mon idée abstraite, intellectuelle et la pièce finale.

Comment définiriez-vous la collection que vous avez présentée ce mercredi?

De la flamboyance maîtrisée. La base, ce sont les années 1940, mélangées à ces figures emblématiques du rock des années 1970. Il y a ce mélange entre ces deux choses. Mais il y a aussi le côté masculin féminin qui est poussé à l’extrême comme, par exemple, associer une robe en mousseline, presque transparente et drapée, avec un énorme décolleté avec un blouson d’aviateur… J’ai du violet qui fait penser aux tenues de Jimi Hendrix ou Prince, des pièces rebordées de strasse, du noir, mais dans des tissus spéciaux. J’ai tout poussé à l’extrême!