Natacha Polony: «Je vais bosser et j'assume mes défauts»

RADIO Depuis le 27 août, elle assure la revue de presse de la matinale d'Europe 1...

Propos recueillis par Anne Demoulin

— 

« On m'a demandé de faire une revue de presse éditorialisée », assure Natacha Polony.
« On m'a demandé de faire une revue de presse éditorialisée », assure Natacha Polony. — Capa/A.Detienne

Bizutage en règle, lundi de la nouvelle recrue en charge de la revue de presse d'«Europe 1 Matin» par Nicolas Canteloup. Natacha Polony garde le sourire. Bilan d'une semaine à l'antenne.

Pourquoi avez-vous accepté la proposition d'Europe 1?

Parce que c'est un exercice prestigieux et passionnant. En plus, on m'a demandé de faire une revue de presse éditorialisée. J'ai donc le plaisir de faire à la fois un travail de synthèse et de porter un regard critique sur l'actualité. On ne peut qu'adorer ce travail-là!

Quel est le bilan de ces premiers jours?

J'ai été très bien accueillie. Après, je débute à la radio. Parler devant un micro pour une chronique, c'est compliqué et cela s'apprend. J'ai des progrès à faire. Je vais bosser. Personne n'excelle dès le premier jour! Et j'assume mes défauts.

Est-ce difficile de faire une lecture critique des articles de ses anciens collègues?

Honnêtement, non. Quand je bosse, je n'y pense absolument pas. Je cite même des journalistes qui me descendent. J'essaye de faire un panorama qui est forcément subjectif… Plus ma vision sera claire, plus les auditeurs pourront se positionner. Il n'y a rien de pire que la fausse neutralité.

Alors, réac ou de droite?

Républicaine, souverainiste, gaulliste et plutôt antilibérale. Alors, vous me classez où?

Votre opinion sur le départ d'Audrey Pulvar d'«On n'est pas couché»?

C'est compliqué, mais on ne peut pas s'exonérer du débat. Il y a eu trop de connivences entre politiques et journalistes. Et en même temps, sur France 2, ce n'était pas un travail de journaliste, mais de polémiste. Cela n'a échappé à personne qu'une était censée représenter la gauche, l'autre la droite.

Et Aymeric Caron, votre futur partenaire?

Il a un vrai point de vue qu'il est capable d'étayer. On va pouvoir débattre, car on ne sera pas souvent d'accord.