Jason Priestley: «Beverly Hills fait désormais partie de la pop culture»

SERIES L'acteur est à Paris pour présenter sa série «Call me Fitz»…

Propos recueillis par Alice Coffin
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L'acteur Jason Priestley à Sydney, en Australie, le 19 février 2012.
L'acteur Jason Priestley à Sydney, en Australie, le 19 février 2012. — Newspix / Rex Features/REX/SIPA

Dans les premières minutes de la série Call me Fitz, une fellation. Et c’est Jason Priestley, l’ex-Brandon Walsh de Beverly Hills qui est installé jambes écartées à l’avant d’une voiture. Normal, enfin presque, puisqu’il incarne Richard Fitz, vendeur de voitures d’occasion, mais aussi gros buveur, gros fumeur, qui parle de lui en expliquant: «S’il y en a un qui sait réveiller les femmes, c’est moi». La série ne tombe pas sous le coup de l’interdit aux moins de 18 ans, mais comparé à Beverly Hills 90210, va loin dans le trash. Diffusée sur HBO au Canada, elle débute le 6 mai sur Séries Club.

 

Heureux que Fitz débarque en France?

C’est parfois compliqué pour les séries nord-américaines d’être correctement comprises. Par exemple, si un programme est truffé de blagues sur New York, je vois mal les Parisiens l’apprécier. En l’occurrence, Call me Fitz n’est trop localisé, les personnages pourraient exister n’importe où.

Justement, entre le père de Fitz, cinglé et homophobe et Richard Fitz lui-même qui n’a pas trop de limites, croyez-vous vraiment que ces personnages pourraient exister?

Mais oui, Fitz est parmi nous. C’est le mec type qui a l’âge mental et émotionnel d’un ado de 15 ans. Il y en a beaucoup. Cela donne de la dynamique au personnage, tout comme ses rapports avec les membres de sa famille. Il faut toujours une famille dans une série.


La chaîne vous laisse vraiment toute liberté?

On est sur le câble! De moins en moins de  gens regardent les chaînes classiques, de plus en plus vont sur le câble. Là, il n’y a pas de règles. J’aime notamment que de plus en plus de séries tournent autour d’anti-héros, de personnages bourrés de défauts, bien plus fidèles à la réalité que ceux qu’on voyait auparavant.

Vous voulez dire que vous préférez jouer Fitz que Brandon Walsh?

Jouer les types sérieux, c’est fastidieux car ils ne s’amusent pas.  Mais Brandon fera également toujours partie de moi. Tous les acteurs ont dans leur bagage un rôle comme cela.

Quand même, Beverly Hills c’était énorme comme répercussion, non?

Je ne m’en suis rendu compte qu’une fois la série terminée. Sur le moment, on tournait dans des lieux plus ou moins sympas de Los Angeles, on ne réalisait pas ce qui se passait. C’est le caractère mondial du succès qui me surprend et l’impact qui perdure. Ce show fait désormais partie de la pop culture!

Vous avez pensé quoi des remakes qu’on a vu surgir, ceux de Beverly Hills, de Melrose Place?

Je ne vois pas l’intérêt. Les chaînes qui possédaient les droits y ont vu une opportunité de surfer sur les marques que sont devenues ces séries.

Call me Fitz continue jusqu’à quand?

On tourne la 4e saison en septembre, la fin n’est pas prévue! Je suis surtout heureux d’avoir gagné des récompenses en tant qu’acteur. J’ai fait pas mal de rôles dans ma vie, tourné dans d’autres séries, et parfois j’ai eu le droit à une presse sévère. Là, réunir succès d’audience et succès critique, ça fait du bien.