Christopher Baldelli: «Radio et presse écrite ne profitent pas beaucoup de la présidentielle»

INTERVIEW Christopher Baldelli est président du directoire de RTL. Il détaille pour «20 minutes» les résultats d'audience de la station, pour la dernière vague Médiamétrie des «126.000»...

Propos recueillis par Anne Kerloc'h

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Christopher Baldelli, président du directoire de RTL, dans les locaux de la station en 2010.
Christopher Baldelli, président du directoire de RTL, dans les locaux de la station en 2010. — JEROME MARS/JDD/SIPA

La dernière vague 126.000 sur les audiences radio a été rendue publique par Médiamétrie ce mercredi. Résultat: RTL reste la radio préférée des Français, avec 11,7% d'audience cumulée au premier trimestre 2012. Elle est suivie de près par NRJ (11,1%) et France Inter (11%). Christopher Baldelli, président du directoire de RTL, revient sur les résultats de la station.

Il semblerait qu’à part France Inter  la présidentielle ne fasse pas monter les audiences des radios généralistes…

Je constate effectivement ce phénomène. J’ai aussi l’impression que la presse écrite, à l’exception de quelques titres, n’en profite pas beaucoup non plus. Peut-être y a t-il un rejet de la politique. Il faut aussi noter que cette période de présidentielle est marquée par un fort clivage politique. Cela s’accommode mal avec l’indépendance et le respect du pluralisme de RTL qui ne joue pas tel candidat ou tel autre. Il y a des auditeurs qui recherchent des lignes éditoriales moins nuancées, des médias plus engagés.

RTL enregistre des résultats en baisse par rapport à la même période (janvier-mars) en 2011, 11,7% contre 12,6% d’Audience cumulée (AC). Cela vous inquiète?

Nous étions à un très haut niveau en 2011, ce n’est donc pas si inquiétant d’autant que nous restons leaders sur tous les critères.

Certes, mais franchement, ce n’est pas le meilleur résultat que RTL ait connu!

Oui, c’est vrai, ce n’est pas notre meilleur résultat, et il est incontestable que France Inter a fait une bonne performance, liée à ce contexte de présidentielle et ses choix éditoriaux.

Face à ces résultats, vous allez adapter la grille?

D’ici juin, non, il n’y aura pas de grands changements, pas de départ. Nous continuerons cependant notre travail sur la matinale, où nous essayons d’être au plus près des préoccupations des auditeurs de leur vie quotidienne, de la question cruciale du pouvoir d’achat. Après septembre, nous prendrons des initiatives, il y aura du changement à différents endroits de la grille.